En mars 2014, on avait déjà revu Lenert jouer face à Magny. Photo RL
En mars 2014, on avait déjà revu Lenert jouer face à Magny. Photo RL

Une nouvelle fois, Gaétan Lenert quitte le banc et le survêtement pour remettre les crampons et revenir dans le cœur du jeu. Au relais des coaches et en défense centrale pour faire passer les bons messages.

Lenert a déjà connu plusieurs vies. Celle qui l’avait conduit à jouer arrière latéral chez les Verts quand, minot, il était arrivé de Metzervisse pour progresser. Et puis, il s’était établi devenant le second de Christophe Granveaux avant de prendre sa succession sur le banc en janvier 2015. Le jeune coach de 26 ans avait dû d’abord en rabattre pour faire ses armes. Les Verts avaient tangué et puis, sagement, il les avait relancés.

Cette saison, le garçon de Metzervisse, très impliqué dans la formation des jeunes au FC Metz, l’avait attaquée comme adjoint de Manu Peixoto. Avec pour mission de faire le lien entre le nouveau et les anciens. Lenert avait laissé passer l’orage.

Aujourd’hui, Christophe Granveaux est de retour aux affaires et on a remis cap au nord. Et si le coach a un nouvel adjoint en la personne de Tiago Mateus, le sort réservé à Gaétan n’est pas mince : revenir sur le terrain pour rendre la confiance et stabiliser l’équipe. Rien que ça.

« Actuellement, nous sommes privés de notre capitaine Tardivon (cuisse) et de Bérardi (ménisque fissuré), c’est-à-dire de nos deux tours de défense, explique Gaétan Lenert. Chris est donc revenu à des choses connues et j’ai remis les crampons avec plaisir. Bien sûr, contre St-Avold, j’ai souffert. À Bar-le-Duc aussi d’ailleurs, malgré la victoire. Je sais que physiquement, ça va aller de mieux en mieux mais j’ai besoin d’un mois d’entraînement et de compétition pour retrouver mon niveau. »

Évidemment, la victoire remportée à l’extérieur, dimanche dernier, contre Bar-le-Duc (1-2) qui avait ouvert le score sur un coup du sort, a reboosté tout le monde. Lenert le premier. « Il est important dans l’esprit et le dispositif », commente Gérald Ghezzi, qui remplaçait, dimanche dernier, Chris Granveaux, absent, sur le banc.

Lenert, qui a pris beaucoup de maturité en quelques années, sait parfaitement décrire ce que l’on attend de lui : « Communiquer, parler, replacer, encourager ! ». Il connaît aussi ses qualités: la lecture du jeu, le réalisme défensif, et ses défauts: le manque de vitesse par exemple.

Sa force encore : être capable de changer de stratégie en cours de match. « À Bar, quand nous avons été menés 1-0, nous avons remonté nos bases et nous sommes passés à une défense haute et à plat avant de revenir, quand le score a été assuré, à un système plus sécuritaire. » Et ça a marché.

Dimanche, les Verts chercheront à enchaîner un deuxième résultat positif. « On sait que rien n’est donné en DH. Mais on sait aussi que nous avons les moyens d’accrocher n’importe quel résultat. Sarreguemines est une équipe 2 qui a de la qualité, mais c’est une équipe qui subit aussi des turnovers réguliers, et c’est une équipe jeune. Nous avons un coup à jouer. Un match nul serait pour nous un excellent résultat, il ne faudra pas l’oublier. »

Au foot et au moulin, redevenu un joueur lambda, Gaétan Lenert est persuadé aujourd’hui qu’il n’est pas trop tard pour que Veymerange sauve sa place au plus haut du foot lorrain.

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