Solidaire en défense et pragmatique en attaque, Veymerange réussit le joli coup de cette journée. Photo RL
Solidaire en défense et pragmatique en attaque, Veymerange réussit le joli coup de cette journée. Photo RL

VEYMERANGE – APM METZ: 2-0. L’envie est bien de retour dans le camp des Verts. Face à l’APM Metz (2-0), troisième au classement, le CS Veymerange a prouvé que sa place en DH n’était nullement usurpée.

Malgré une météo maussade, les acteurs débutaient les hostilités sur un rythme soutenu et, de suite, un gros travail préparatoire de Priolo offrait une bonne balle à Bocandé. Bersweiler intervenait sans souci (3e).

Bien calée dans le haut du classement, annoncée comme solide à l’extérieur, l’équipe messine tentait bien d’imposer son jeu, mais sans grand succès. Très solidaire, Veymerange ne subissait pas et se mettait même carrément à dominer les débats. Pour preuve, un ballon mal négocié par la défense de l’APM revenait sur Chiarello, qui l’expédiait au-dessus d’un but déserté par Elles (17e). Quatre minutes plus tard, encore une fois sur un mauvais renvoi défensif, Marez ne se posait aucune question et faisait trembler les filets d‘Elles (1-0, 21e).

Si les joueurs d’Éric Brusco étaient piqués au vif, leur réaction demeurait plutôt timide, même si Bocandé, souvent présent dans les seize mètres veymerangeois, restait dangereux. Au contraire, c’est Veymerange qui s’enflammait juste avant la mi-temps, mais l’action menée conjointement par Marez et Ranieri ne donnait rien. À la pause, la différence entre les deux formations était loin d’être claire.

Pompermeier a conclu

Dès le retour des vestiaires, l’APM Metz se ruait sur le but de Bersweiler, mais de manière désordonnée. Les protégés de Christophe Granveaux, souvent acculés dans leur camp, faisaient front et ne lâchaient rien. Par maladresse, les Messins gâchaient de bonnes occasions de revenir au score. Priolo et Bocandé ne parvenaient pas à faire la différence et Veymerange s’offrait quelques contres qui faisaient frissonner le portier visiteur. Si Guildorf échouait face à Elles (85e ), Pompermeier, excentré et de 35 mètres, expédiait une superbe frappe qui lobait le gardien visiteur (2-0, 86e).

Le troisième de Division d’Honneur était sonné et Veymerange, bien avant les fêtes, s’offrait déjà un superbe cadeau, amplement mérité au regard de la rencontre. C’est encourageant.

Le match:

VEYMERANGE – APM METZ : 2-0 (1-0)

Stade de Thionville-Guentrange. Arbitre : M. Korbas. Les buts : Marez (21e), Pompermeier (86e). Avertissements à Veymerange: Guildorf (70e), Gentit (82e).

Les équipes:

VEYMERANGE: Bersweiler – Vadala, Peverini, Lenert, Gentit – Tardivon, Chiarello, Porzi (Walin 89e), Marez (Bracco, 75e) – Pompermeier, Ranieri (Guildorf 70e).

APM METZ: Elles – Weinsberg, Pignet, Bergere, Maire (Batouche 71e) – Charpentier (Ferry 82e), Druost, Nisi, Michel – Bocandé (Sedrakyan 88e), Priolo.

Les réactions:

Christophe Granveaux, entraîneur de Veymerange: « Je suis satisfait d’avoir battu cette équipe, invaincue à l’extérieur, mais surtout heureux pour mes joueurs. Je veux féliciter les quatorze garçons du jour, mais également tous les autres éléments du club. L’envie est revenue et c’est bien pour la suite. Nous avons retrouvé un esprit de groupe. »

Éric Brusco, entraîneur de l’APM Metz: « Perdre de cette façon, c’est frustrant. Nous avons des occasions que nous gâchons par maladresse, mais Veymerange a été solide. C’est notre première défaite à l’extérieur. Dommage, mais c’est le football. »

L’essentiel de la 12ème journée:

L’APM a cédé. Invaincus à l’extérieur, les joueurs d’Éric Brusco ont concédé leur première défaite en déplacement, face à de solides Veymerangeois (2-0). Double peine: l’APM Metz quitte également le podium, chassée par Bar-le-Duc.
Merci qui ? Merci Chirre ! Mené alors qu’il restait dix minutes, Blénod l’a échappé belle face à Jarville. Il aura fallu un triplé d’Alex Chirre en un quart d’heure (un pénalty, un cafouillage et un bijou) pour redonner de l’air au classement aux Meurthe-et-Mosellans. Ce qui n’arrange ni Veymerange ni Trémery au passage.
Sarrebourg, c’est dur… Ce n’est pas encore Noël mais cela sent déjà le sapin pour Sarrebourg qui ne décolle pas. Pour entretenir le mince espoir du maintien, il serait bienvenu de s’imposer face à Blénod, un concurrent direct, le 12 décembre. Inutile de préciser que le promu aura besoin du soutien de son public à cette occasion.

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