Jeune président discret et efficace, Marc Bérardi s’exprime peu. Il livre sa vérité à l’heure où les Verts s’apprêtent à fêter le titre en PH et deux autres montées. Exceptionnel.

Marc Bérardi a été un très bon joueur de football avec des passages par Thionville, une carrière au Luxembourg, à Mondercange, puis en DH sous Alain Gérard à l’époque des Robert Gastaldello et autres Laurent Hein. Interview.

Veymerange, c’est un quartier en plein développement et une équipe de football qui n’arrête pas de grandir et de monter ?

Marc BÉRARDI : «C’est vrai, c’est ça. On compte aujourd’hui 300 licenciés, 15 équipes des débutants aux seniors. On dispose de 13 éducateurs. On est à la limite. Et sur le terrain, on est passé depuis 2002 de la PPD à la DHR. Oui, c’est allé vite, oui, c’est exaltant mais ça fait beaucoup de temps à consacrer au football pour les dirigeants».

Votre succès vient de la formation et de la confiance que vous donnez à de jeunes joueurs…

«C’est notre politique. A quoi sert-il de former des jeunes si on ne leur donne pas leur chance ? Je suis là pour ça. Je le dis souvent : il n’y a pas de bon moment pour lancer les jeunes. Il faut prendre des risques. Ça paie souvent».

Mais vos succès en chaîne reposent sur des cadres responsabilisés qui ont tout connu de l’aventure

«Klopp et Steinmetz avaient fait ce pari-là. Ils en ont été récompensés. Ils sont l’âme, la colonne vertébrale de l’équipe, les relais de l’entraîneur. Christophe Granveaux les a rejoints. A ma demande, il est revenu, cette année parce qu’on avait besoin d’un patron derrière, d’un joueur d’expérience capable de tempérer les ardeurs de la jeunesse. On ne fait pas n’importe quoi. Une équipe, c’est un équilibre».

Jamais, vous ne vous ingérez dans les affaires du terrain ?

«Je me l’interdis bien. J’ai un staff en place. L’équipe a des cadres. Je regarde, mais je n’interviens pas ».

Vous êtes le contraire des présidents chefs d’entreprise ?

«Effectivement. Je suis un footballeur qui est passé du terrain à l’administratif. Je connais tous les rouages. Ça change la perspective ».

Un club qui voit ses trois équipes monter, sa B en D1, ça fait des jaloux ?

«Ça fait plaisir. A Veymerange, on a fait un club, pas qu’une équipe».

Où en est le projet de fusion des clubs thionvillois ?

«Le dossier est sur le bureau de Marcel Mathis. On en viendra forcément à discuter du regroupement des clubs thionvillois qui sont trop nombreux, mais ça prendra du temps».

Recueilli par A.Z. – sport.thionville@republicain-lorrain.fr

Stade du Buchel, dimanche, 15h Veymerange-Saint-Mihiel.

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