En haut: 53e, Steinmetz vient d’ouvrir la marque et de soulager son camp. L’heure est à la communion. A gauche: Marc Steinmetz, un buteur par qui le bonheur est arrivé. A droite: Le combat aura été rude et engagé. Photos RL
En haut: 53e, Steinmetz vient d’ouvrir la marque et de soulager son camp. L’heure est à la communion.
A gauche: Marc Steinmetz, un buteur par qui le bonheur est arrivé.
A droite: Le combat aura été rude et engagé. Photos RL

C’est qui les plus forts ? Evidemment, c’est les Verts ! Dimanche, au Buchel, face à Farébersviller (2-0), c’était comme dans la chanson. Veymerange a désormais toutes les cartes en main pour aller au bout.

C’est avec ses valeurs de club familial et son esprit que Veymerange sera devenu le géant vert.

On ne reviendra sur le match décisif face à Farébersviller que pour louer la solidarité et l’abnégation d’une équipe, d’une vraie, qui, une fois de plus, aura joué à l’unisson. Car comme contre Thionville en janvier, à l’occasion du derby aller (3-0), comme face à Hagondange (3-1), le 25 novembre, comme en Coupe devant Jarville (CFA 2) ou, récemment, Amnéville (DH), les Verts auront été parfaits. Soudés comme les doigts de la main.

Dimanche, on a vu de vrais joueurs de club, des joueurs pour qui la couleur du maillot dit quelque chose. Un Guildorf qui se met à plat ventre pendant une mi-temps avant de céder la place à un Marez qui n’aura pas pris ombrage de sa situation de remplaçant mais qui aura payé son entrée du but vainqueur (87e). Et que dire de Steinmetz, le petit gaucher si souvent décisif dans les grands matches de l’histoire des Verts. C’est encore lui qui aura décrispé la situation de son pied gauche précis.

Aujourd’hui, Veymerange, Veym’ comme on aime le dire là-bas, touche le prix du travail et de la sagesse. Marc Berardi, Gérald Ghezzi, Christophe Granveaux et Daniel Poulet auront su construire une équipe de choc qu’Abel Bouziouane avait magnifiquement préparée dans un passé récent. Ici, le budget est aux beaux jours de 30 000 €. Ici, les joueurs mouillent le maillot sans être rétribués. Ici, l’équipe première a été formée au club. Comme Bersweiler, le gardien de l’équipe de Lorraine, Gentit, Bombino, Berardi, Tardivon, Kiffert, Guildorf ou Da Cunha. Steinmetz comme Klopp sont là depuis la nuit des temps. Et ils sont les garants de l’esprit vert, qui s’est forgé en District et tout au long de joutes de Coupe qui ont fait grandir cette équipe, polie par Ghezzi, élevée d’un cran par Granveaux qui, longtemps, sur le terrain, en aura été le grand frère avant d’en devenir le patron.

N°1 du football Thionvillois, Veymerange peut devenir champion s’il prend au minimum un point à Thionville, dimanche prochain

Il reste un point à prendre. Un point pour être champion. Un point pour accéder à la Division d’Honneur, le plus haut niveau lorrain. Ce point-là, il va falloir aller le chercher à Guentrange contre Thionville FC, qui, aujourd’hui, rêve de cultiver pareille philosophie, pareil esprit. Et ce ne sera pas le plus facile. Mais les Verts auraient tort de ne pas profiter du moment qui passe. C’est ainsi qu’ils se sont construits et ont grandi.

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