C’est fini pour Veymerange, tombé une nouvelle fois en demi-finale 3-2, les armes à la main. Audun renoue, lui, avec sa grande histoire et espère recevoir Jarville ou Lunéville pour la grande finale le 12 juin.

Etait-ce un signe ? Qui sait ? toujours est-il qu’hier soir, les vainqueurs étaient en vert, la couleur symbolique de Veymerange. Et qu’une fois encore, ce sont les Verts qui ont gagné. On ne philosophera pas sur la superstition. C’est comme ça. C’est tout. Mais du côté des Blancs, les visages étaient longs. Et blancs comme des linges. Ça fait deux fois en trois ans que Veym’ échoue d’un rien à la porte du vert paradis. C’est beaucoup quand on sait la somme d’efforts consentis pour en arriver là.
Autour du stade et dans la minuscule tribune se pressaient supporteurs des deux camps mêlés, et tout ce que le Thionvillois compte de passionnés du football. C’était l’événement à ne pas manquer même sous la pluie battante du début.
Les Thionvillois firent le match, le dominèrent souvent. Et le perdirent.
Hier, comme le soulignait Alain Gruhn, l’entraîneur de Kœnigsmacker ou Youcef Bettahar, celui de Fameck: « Ils ont manqué de fraîcheur et de percussion et l’envie n’a pas suffi ».
L’envie, elle était Audunoise, c’est certain. « On revient de loin en championnat. On s’offre un beau final », expliquaient en chœur Parmentier et Prandi, deux des meilleurs Audunois du match.
Audun renoue donc avec sa grande histoire, celle des années 70-80. Et l’adjoint aux sports M. Iacone n’était pas le moins heureux. « On l’a déjà emportée à trois reprises. Le club a beaucoup souffert ces dernières années avec la perte de son sponsor. Cette finale est une jolie consolation pour une ville amoureuse du sport ».

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