Demain soir, on va trancher dans le pré une affaire de suprématie Thionvilloise. Les Verts de Veymerange accueillent, en Coupe de Lorraine, Thionville FC, le leader du football dans la Ville.

C’est l’histoire de la querelle des anciens et des modernes. Ici, le club impérial. Un club historique. Qui a joué en Division 2. Qui a un palmarès et, dans sa vitrine, quelques jolis trophées et des Coupes de Lorraine. Ce club a été celui de Claude Hausknecht ou de José Souto. Du Luxembourgeois Braun et de quelques belles pointures. Il serait quelques-uns parmi les dirigeants d’hier et d’aujourd’hui à pouvoir vous raconter l’histoire.

Après des années de vaches maigres, Thionville FC avait redressé la tête, relancé par un président amoureux du jeu et du club. Impatient et ambitieux. Et puis, la cabane est tombée sur le chien. Et si le chien n’est pas mort, Thionville retrouvera de manière quasi-certaine la DH la saison prochaine. Et ce n’est pas la belle victoire ramenée de Vauban-Strasbourg (3-4) qui y changera quoi que ce soit.
D’ailleurs, c’est peut-être mieux. La Fédération va faire passer une réforme qui va changer la donne et restructurer les divisions. La DH va de nouveau ressembler à quelque chose. Le resserrement de l’élite en sera la cause. On le sait, le foot coûte cher. Et dès que l’on atteint le National, on entre dans des budgets sans fin. Le CFA 2 est l’orée du football professionnel. Une sorte de minotaure qui engloutit tout. Si l’on veut jouer à ce jeu-là, il faut une synergie, une dynamique collective, des fusions intelligentes et de bassins. Au nord de la Moselle, il y avait sûrement une place à prendre. Entre Metz et le Luxembourg. Mais le projet est-il encore d’aujourd’hui ? En fait, la relance du foot à Thionville passerait par un projet de ville.

Demain soir, Thionville FC, son histoire, son budget, son aura voilée et sa subvention municipale à hauteur de 100 000 € vient défier un club de quartier et ses 13 000 € annuels. Veymerange en a remontré à beaucoup. Jeunes dirigeants, projet commun, décisions collectives. Et les équipes qui font des petits. Ca finit par faire grand. Veym’ ne cesse de grandir, de s’agrandir et de monter. C’est comme ça qu’on suscite les jalousies. Quand on attire les regards. Et si demain, les Verts de Ghezzi, Berardi et consorts rejoignaient la DH, qu’adviendrait-il ? Que partagerait-on ? A moins qu’on en vienne à fusionner tous les clubs Thionvillois. Le projet est défendu par certains.
En tout cas, demain soir, ça va fumer au Buchel. D’un côté, Romero, le buteur retrouvé. De vrais Thionvillois comme Klein et peut-être Ettabet. De l’autre, une bande de garnements joliment élevés.

Stade du Buchel, mercredi soir 18h.

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