Untitled-1

Veym’ arrache le nul 2-2 face au SAS Epinal à la 95ème minute à 9 contre 11, le tout en inscrivant 3 buts et sans prendre de carton rouge. Bref, en s’arrachant jusqu’au bout, ce groupe vert se bat et ne perd pas.

Cette rencontre entre Epinal et Veym’ n’était pas un match au sommet de la DH. Ni le plus à enjeu comparé aux rencontres des 4 derniers de la division dont 2 seront relégués lors de la dernière journée (Vandœuvre, Verdun, Neuves Maisons ou Trémery) puisque ces équipes se tiennent ce soir en 3 points. Alors dans ces conditions, on joue des matchs pour le plaisir de jouer. C’est peut être moins engagé mais le fait d’être maintenu nous soulage quand même d’une certaine pression. Surtout sur le drôle de synthétique d’Epinal, un peu le même qu’à Vandoeuvre ou à Jeanne d’Arc. Les pieds de Matt Bracco peuvent en témoigner. Du côté Spinalien, ces derniers devaient conserver leurs U19 en U19 pour éviter une descente de national dans un match couperet contre Reims joué juste avant nous (perdu et synonyme de descente) et dont la première jouait aussi son dernier match avant d’être reléguée. En quelques mots, un match de fin de saison sans trop d’enjeu de chaque côté.

L’après-midi s’annonçait donc tranquille au départ du Buchel, deux minibus et une voiture. Un minibus dit des jeunes et un autre des vieux (eu égard à la musique écoutée dans chaque minibus.. Rap ou Nostalgie). Au milieu, une voiture de gardiens, un clan à part, comme d’habitude. Après avoir passée Nancy, la caravane s’est arrêtée pour effectuer une pause glucose. Préparation nutritive oblige. Bananes, pâtes de fruits et… oursons au chocolat. Bon pas trop équilibré pour les oursons d’accord mais super bon! Pour la boisson, de l’ice-tea en bouteille… mais… sans les gobelets. Ça commence. Cela étant, pas de soucis, la pause est réalisée tranquillement avant de clôturer ce parcours aller. Sur la route nous croisons à hauteur de Nancy les 2 minibus de Lunéville qui se dirigent vers Trémery. La DH en balade.

Arrivée à Epinal (sans se tromper d’entrée comme l’année dernière), la caravane prend possession de son vestiaire. L’ambiance est très décontractée. Vraiment très décontractée. Coach Gégé et coach Dan sont aux commandes avec le Président en appui. Le discours d’avant match sera très rapide. Pas de poster, de feuille ou de consignes à coucher dehors avec des dessins qui tiennent plus d’un schéma électronique que d’un modèle de jeu. Tout le monde sait ce qu’il doit faire. Jouer. Point barre. Le Président aborde même dans l’avant-match les possibles choix de coachs pour la A l’année prochaine. Preuve de la grande décontraction de ce groupe tout sourire. Puis direction le terrain d’échauffement avec… ah bah non… sans… « Les gars, ils sont où les ballons d’échauffement? ». Réponse au retour, dans le coffre de coach Dan (au Buchel). Heureusement, Epinal nous prête sympathiquement 6 ballons. Merci. Sympa. Direction donc le terrain… ah bah non.. pas le terrain car les U19 jouent… direction le city-stade à côté des vestiaires. Imaginez un échauffement de 28 joueurs sur un city-stade en synthétique. Original et… compact. Pour l’échauffement de Mike cela ne nous était pas encore arrivé. Un but de hand et des centres en hauteur simulés par des lancer à la main. Bref on s’adapte, comme nos hôtes.

La première mi-temps n’est pas très rythmée ni d’un grand football. Epinal a plutôt la possession de balle mais personne n’est vraiment dangereux. Dans les dernières minutes de la première mi-temps, Epinal frappe mollement au but pour un ballon que Mike pars prendre tranquillement… ah bah encore non… le ballon est dévié et prends Mike a contre-pied. But contre son camp de Veym. On se croit reparti à Jarville (le spectacle en moins). A la mi-temps pas d’énervement, juste le constat que c’est vraiment un match de fin de saison mais que Veym’ n’est quand même pas venu là pour faire de la figuration. Seconde mi-temps, le jeu est un peu plus débridé. Après quelques banderilles respectives, le gardien Spinalien, qui a passé beaucoup de temps en première mi-temps à commenter les décisions de l’arbitre, a un peu retard à l’allumage sur une accélération de Max Pompermeier et se fait devancer. But de Veym’ dans un angle très fermé. 1-1. Rien à dire. Les équipes se neutralisent à nouveau avant qu’Epinal ne reprenne les devants sur une actions confuses dans laquelle 2 joueurs locaux se télescopent dans la surface verte mais réussissent quand même à transmettre le ballon qui est envoyé d’une frappe croisée très écrasée dans le petit filet de notre portier. 2-1. Bon, ça arrive.

Puis commencent les dernières 20 minutes. On se dit que prendre des remplaçants pour un si long voyage c’est sympa seulement si on les faits rentrer. Sinon c’est long et pénible. Pour ne pas dire autre chose. Donc les remplaçants de Veym’ rentrent tous les uns après les autres. Seulement peut être un peu tôt pour le dernier. Sur une action ou le capitaine Spinalien tente de partir en dribble pour rentrer dans le but avec le ballon, il heurte Matt Kiffert qui se tord le genou. Veym’ se retrouve alors à 10. Nous restons, avec coach Gégé, à côté de lui au pied du poteau de Mike, juste derrière son but pour ces dernières minutes. Les organismes commencent tous à lâcher les uns après les autres. Mike se plaint du dos, Mat joue des cloques et Romain cherche son 5ème souffle. On attaque alors la 95ème minute d’un match que tout le monde veut terminer lorsque sur le dernier ballon haut, Zip est poussé dans le dos sur sa détente et retombe mal à 20m du but dans l’axe. Coach Gégé doit traverser tout le terrain pour aller maintenant s’occuper de lui, il ne rentrera plus. Touché au dos. Veym’ est à 9. De l’autre côté du terrain, nous regardons avec Matt, Pévé « la Platoche » poser tranquillement son ballon devant un mur de 9 joueurs d’Epinal pour frapper le dernier coup-franc. Si le gardien touche la balle et la détourne, l’arbitre siffle la fin du match. C’est certain. Alors comme dans les meilleurs westerns, la musique de fond commence à se laisser entendre. Un bon vieux Ennio Moricone. Une harmonica joue un air assourdissant. Le souffle du vent balaie l’herbe (synthétique) vosgienne.. les boules de branches sèches glissent sur le terrain en le traversant. Le soleil torride se cache derrière le vol des vautours. Bon certes c’est un peu imagé mais bon… parfois on peut non? En tout cas, le dernier coup de pied de Pévé « la Platoche » décide du sors de ce match. 2-1 ou… lorsqu’il s’élance Mat Kiffer indique la place dans laquelle le ballon va venir se nicher. Travaillé à l’entraînement. À 70 mètre il le sait. On se demande même si c’est lui qui frappe ou la Platoche. Le rêve se déroule comme dans les plus belles fins de film. Epinal n’est peut être pas le désert californien mais la course d’élan, la trajectoire du ballon, le filet qui tremble, les bras qui se lèvent… et le train qui siffle trois fois. Enfin l’arbitre… mais bon, même si on est pas à Cannes, un sifflet c’est un sifflet. 2-2 à la dernière seconde. Un match nul presque synonyme de victoire. Veym’ joue et Veym’ ne perds toujours pas. Et cela fait vraiment plaisir.

Au retour du terrain dans les vestiaires, c’est fort Alamo. Le retour des soldats. Des douleurs partout, des airs grimaçants, des boitillements, un joueur porté par un autre.. mais la même expression radieuse sur tous les visages. Le sentiment d’un match finalement très bien négocié. Un vestiaire comme on aimerait en voir plus souvent. Pour le reste direction la douche non sans distiller au passage quelques conseils cosmétiques, que seul un vestiaire peut offrir. Une fois le sandwich avalé, direction Veym’ pour rentrer, en croisant à nouveau les minibus de Lunéville dans l’autre sens qui rentrent de Trémery. Eux se sont imposés 0-1. La DH est toujours en balade.

C’était notre dernier déplacement pour cette saison et le deuxième match nul en deux saisons en terre Spinalienne. La semaine prochaine vous êtes cordialement invités au stade de Guentrange pour notre dernier match de la saison contre Saint-Avold. À nouveau, match sans enjeu pour les 2 équipes si ce n’est juste… pour le plaisir de jouer.

Bonne nuit à tous, bonne fin de week-end au couple présidentiel… et… Guillaume doit rentrer. Ne déconnez pas, ça fait une semaine !