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MAGNY – VEYMERANGE: 2-2. Magny a souffert, Magny a plié face à Veymerange jusqu’à l’heure de jeu. Puis Magny a réagi de fort belle manière en revenant à la hauteur de son convive. Avec une pointe de réussite, le club messin aurait même pu l’emporter.

D’entrée de jeu, Veymerange se crée deux grosses occasions anéanties avec brio par le gardien local Tarter. Une première (5e), quand Marez se présente seul, suivie d’une reprise sèche de Porzi (7e). Les locaux, pas dans un grand jour, tentent de réagir timidement par Chirre et Pulleu.

Les visiteurs, bien regroupés en défense, opèrent en contre et par deux fois, Porzi, pourtant bien placé, met au-dessus. Curieusement, c’est la défense quelque peu fébrile de Magny qui souffre et qui va se faire piéger sur un coup franc tiré par Kiffert et renvoyé par Tarter dans les pieds de Gentit, qui conclut (0-1, 18e). C’était logique et un moindre mal pour les locaux qui, une fois l’orage passé, reprennent enfin leurs esprits. Ils obtiennent une multitude de coups francs qui ne suffiront pas à inquiéter les hommes de Granveaux. Ces derniers durcissent le jeu, obligeant l’arbitre à sévir.

En dépit de ces bonnes intentions, la seule occasion de Magny en cette première période est pour Garofalo (42e), sa reprise de la tête heurtant la transversale. Juste avant le repos, les visiteurs manquent le break par Berardi dont l’essai termine sur le montant.

Réaction d’orgueil

L’entrée de Martin fait un énorme bien aux locaux. Cela n’empêche pas Veymerange d’obtenir un premier corner décisif. Tiré de la gauche, Gentit, étrangement seul, ne se fait pas prier pour conclure de la tête (0-2, 52e). Finalement, ce deuxième but de l’arrière gauche de Veymerange va permettre à Magny de sortir de sa torpeur et de prendre le jeu à son compte.

Après un centre fuyant qui ne trouve preneur, Pulleu obtient un penalty, par ailleurs contesté par les visiteurs, que Chirre transforme en force (1-2, 59e). Après une nouvelle tentative de Martin trop enlevée, Pulleu déborde et permet à Dauphin, tout en finesse, d’égaliser (2-2, 69e). Les partenaires de Teixeira reprennent confiance. Ils continuent à pousser en se heurtant à un mur Veymerangeois bien organisé autour du tandem Bombino-Berardi. La rencontre, de plus en plus âpre, engendre une impressionnante quantité de fautes et sur l’une d’elles, Guildorf est renvoyé aux vestiaires.

Dans les dernières minutes, et toujours sur coups de pieds arrêtés en faveur des banlieusards messins, Nisi et Martins manquent de peu le cadre.

Le match:

MAGNY – VEYMERANGE: 2-2 (0-1)

Stade du Plateau. 150 spectateurs. Arbitre: M. Château. Buts pour Magny: Chirre (59e sp), Dauphin (69e), pour Veymerange: Gentit (18e, 52e). Avertissements à Veymerange: Kiffert (23e), Marez (33e), Pisu (39e), Gentit (76e), Brunello (78e), Warnier (90e+2). Exclusion à Veymerange: Guildorf (83e).

MAGNY: Tarter – Yavuz, Martins, Nisi, Teixeira – Seck, Pulleu, Kadouche, Chirre – Garofalo (Martin 46e), Dauphin.

VEYMERANGE: Bersweiler – Brunello, Bombino, Berardi, Gentit – Bracco, Kiffert, Colantonio (Warnier, 93e), Pisu – Marez (Guildorf, 64e), Porzi.

Les réactions:

Fidèle Amodéo (entraîneur de Magny): « Une nouvelle fois, on a été absent sur les coups de pieds arrêtés. On a manqué trop d’occasions sur la fin. En première période, on s’en tire bien. »

Christophe Granveaux (entraîneur de Veymerange): « Je suis énervé et en colère après l’arbitrage qui a donné un point à Magny. Notre défi physique les a beaucoup gênés. »

L’essentiel de la 7ème journée:

Pagny aux commandes. Le nul entre Jarville et Verdun fait le bonheur de Pagny. Les hommes de Romuald Giambérini, intraitables face à la réserve amnévilloise, prennent les commandes du championnat. De quoi aborder avec un brin de quiétude la réception de l’ogre lunévillois dans quinze jours.

Magny encaisse les coups. Décidément, Magny a bien du mal cette saison sur coups de pied arrêtés. Face à Veymerange, le club messin a baissé deux fois la garde dans ce domaine sensible. Menés à l’heure de jeu, les disciples de Fidèle Amodéo ont eu le mérite d’arracher un nul qui témoigne d’une grande force de caractère.

Lunéville, un appétit gargantuesque. Blénod s’est fait rosser par un hôte affamé. Akpoue, auteur d’un triplé, a les dents longues en ce moment.

L’ombre de Müller. Un bon vieux pointu pour glacer l’assistance et tuer un match. Il s’agit là de l’oeuvre du joueur de l’APM Metz Mauger, auteur d’un but digne de Gerd Müller, avant-centre de l’équipe d’Allemagne des années 70.

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