Quand on lui demande ce qu’il pense de Veymerange, son adversaire du jour, Michel Deza répond: « Ils jouent en vert ! » Du Deza comme on l’aime. Mais si on pousse, le coach des Bleus redevient sérieux: « Ils ne sont pas là en finale du championnat, en demie de la Coupe de Lorraine, par hasard. Ils sont invaincus sur leur terrain. C’est organisé, solide, solidaire. Ils sont sur une belle dynamique. Avec des montées enchaînées. On les connaît ».
Gérald Ghezzi, l’entraîneur des Verts, reprend presque les mêmes mots pour parler de Yutz. Il met l’accent sur la meilleure défense du championnat, note que les Bleus jouent bas et en contre. Il a identifié les joueurs dangereux: Planel, Abdiche, Dobrowolski quand il est bien inspiré. « Tactiquement, c’est très bon, mais ils ne dominent pas toujours leur sujet. En revanche, ils remportent leurs matches et même sur le tard. C’est un signe ».
Deza a mémorisé le match aller et la victoire des siens 2-1 (Karolyi et Dobrowolski), mais il ne veut en tirer aucune leçon. « C’est bien trop loin ! ».
Ghezzi relève que son équipe n’avait pas été dominée: « Il nous manquait Granveaux, notre libero, le patron derrière. On aurait pu partager les points. L’équipe a beaucoup grandi depuis ». Et tous les deux de conclure : « C’est du 50-50 ! ».

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