Christophe Granveaux, ici avec Xavier Ranieri, est de retour aux affaires. Photo RL
Christophe Granveaux, ici avec Xavier Ranieri, est de retour aux affaires. Photo RL

Mercredi dernier, Manu Peixoto a rendu son tablier d’entraîneur en chef de Veymerange et, surprise, c’est Christophe Granveaux, le coach de tous les succès, qui est revenu aux affaires.

Chez les Verts du CS Veymerange, dernier de DH aujourd’hui avec seulement trois points pour sept rencontres, rien ne va plus, ou plutôt rien n’allait plus. La rumeur qui courait depuis quinze jours sur la démission de l’entraîneur arrivé à l’intersaison, Manu Peixoto, un coach qui avait fait ses preuves, a fini par être accréditée. L’intéressé s’est retiré avant le match face à Saint-Avold, dimanche dernier, perdu 0-3. Et, coucou, le revoilou, c’est Christophe Granveaux, l’homme de tous les succès, qui est arrivé. Ou plutôt revenu.

Granveaux s’était retiré il y a un an, à la trêve, après avoir laissé dans la besace de ses troupes un viatique suffisant pour pouvoir se maintenir dans la division. À pareille époque, l’an passé, les Verts de Tardivon étaient même lancés vers les sommets. Au relais, l’adjoint de Christophe Granveaux, Gaëtan Lenert, avait fini par maintenir l’équipe après avoir rectifié le tir. Car, lui aussi avait, un temps, voulu transformer le système qui avait si bien marché.

Granveaux : « Nous sommes perdus »

Après avoir fait, à son tour, dimanche dernier, le constat des carences en cours, Granveaux qui connaît le club comme sa poche, livre un premier constat : « Depuis un an, nous avons déménagé à Guentrange et cette délocalisation complique tout pour un club familial et qui a besoin de repères comme le nôtre. Veym’ en DH, c’est un miracle. Il faut le savoir. Ces derniers temps, nous avons perdu des joueurs importants, d’autres se sont installés dans la vie différemment et c’est à prendre en compte. J’oserais bien un mot : nous sommes perdus. Sur le terrain et en dehors. L’effectif est décimé, l’investissement n’est plus le même, les blessures font le reste. Renaud Bérardi (genou) manque cruellement, Tardivon, le capitaine, est touché, lui aussi. Ça fait beaucoup. »

Christophe Granveaux a quand même décidé de revenir. Pour aider. Parce qu’il ne s’est jamais dérobé et que l’histoire des Verts est devenue la sienne. « Je ne suis pas un sauveur. Je reviens pour essayer de faire renaître l’envie, pour qu’on joue comme on sait le faire, avec nos valeurs et notamment l’humilité et la solidarité. Je ne sais pas ce qu’il y aura au bout. Nous allons essayer de nous maintenir. Ce n’est pas bien parti, c’est sûr, mais il y de l’espoir. Et si nous devons descendre, nous descendrons et ce ne sera pas un drame. Nous savons d’où nous venons. »

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