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Il y a des match nuls… Très nuls… Et d’autres avec une saveur de victoire, au point de mériter un « bénano ». Ce Saint-A – Veym’ en fut un et le « bénano » est venu du fond du cœur.

Il est toujours compliqué de reprendre tôt en janvier. Les organismes avaient été soumis à rude épreuve lors d’une longue première partie de championnat à laquelle les Coupes sont venues s’ajouter. Alors la coupure de fin d’année est souvent la bienvenue. Et elle a été la bienvenue. L’infirmerie qui était au complet peut en témoigner. On se souvient aussi lors de la précédente saison du passage de la neige qui avait contrarié la reprise à partir de janvier et avait quasiment découpée le championnat en deux vrais demi-championnats, pas un seul avec une trêve, permettant à tout le monde de se préparer dans d’excellente conditions. Mais cette année ce n’est pas le cas. Après quelques courtes semaines de trêves parsemées de fêtes de fin d’année, il a fallu remettre très vite les crampons par des températures qui oscillent entre -3 et 5 degrés. Quelques entraînements plus moins et deux matchs amicaux aux pieds (dont un difficile contre Uckange), c’était déjà Saint-A qui se profilait (il reste encore 2 matchs aller à jouer, le second est contre Pagny).

Les Verts entament cette partie de la pire des manières qui soit. Un premier but encaissé au bout de 20mn de jeu suivi quelques instants après par l’expulsion de Peverini pour une main sur la ligne de but (alors que le cuir s’apprêtait à y pénétrer). Penalty et carton rouge. Sans contestation. Comme quoi un gardien peut en cacher un autre, sauf que dans le jeu.. il ne peut y en avoir qu’un par équipe. A ce petit jeu, Bersweiler stoppe le penalty des locaux et maintient Veym’ dans le match. Saint-A mène toujours 1-0 et est à ce moment là de la partie la deuxième attaque du championnat avec 24 réalisations. Ce n’est décidément jamais simple de jouer contre ces rouge et blanc. La mi-temps est atteinte sur ce score et on peut se dire raisonnablement que nos affaires sont bien mal embarquées. Réajustement à la mi-temps et encouragements mutuels, les paroles veulent précéder les actes.

Dès la reprise de la seconde mi-temps, les choses se gâtent encore un peu plus. Bombino provoque un penalty à la 52ème minute et offre à Saint-A l’occasion de doubler le score. Au moins cette fois on ne prends pas de rouge. Pour autant Bersweiler ne s’interpose pas avec autant de réussite et Saint-A consolide sa place de seconde attaque, juste derrière Forbach, avec 25 réalisations. Un penalty arrêté sur deux, c’est déjà un bon ratio. Mais pour le coup le ciel s’assombri franchement au dessus de nos Veymerangeois. On se dit à ce moment de la partie que ce début 2014 est vraiment pénible. Très pénible. J’avais un autre mot commençant par un « p » mais je vais garder pénible. Toutefois c’est sans compter sur l’orgueil vert. Les débats s’équilibrent dans le jeu et Veym’ tient le coup. Les joueurs se serrent les coudes et fournissent les efforts nécessaires pour contenir les velléités adverses. Mieux même, ils rivalisent avec leurs adversaires du jour, en infériorité numérique depuis de longues minutes. Mais mener 2-0 n’est pas gage de victoire. On se souvient de Magny. Tout le monde s’arrache et Chris en profite pour amener du sang frais (pas difficile vu la température) en faisant entrer Porzi et Da Cunha. Coaching gagnant, et ça c’est facile à écrire après coup. Je vous ferais part de ma façon de penser sur le sujet juste après.

A 20 minutes du terme, Porzi profite d’un ballon cafouillé par les locaux et s’active pour aller battre leur portier. 2-1 à 10 contre 11. On se dit que c’est déjà bien dans l’état d’esprit. Dans la réaction. Mais bien ce n’est pas mieux. Et cette troupe verte cherche le mieux. Elle a soif de mieux aujourd’hui. Alors elle pousse pour lutter contre le sort. Sur un coup franc frappé par Bombino à la 88ème, un ballon providentiel dégagé par les locaux arrive sur Da Cunha qui l’expédie dans le petit filet. Imparable. Regardez la joie de nos verts sur la page Facebook, vous comprendrez à quelle profondeur ces joueurs sont allés chercher ce second but. Avec le cœur et dans les tripes. Un dernier ballon à capter dans les airs pour notre portier et le score en est jeté. Ce sera 2-2.

Un très bon 2-2 à l’extérieur, pour un premier match officiel de 2014 à 10 contre 11. Peverini peut aussi venir s’entraîner en spécifique avec le groupe gardien lundi, je lui garde une place. J’avais écrit un coaching gagnant, certes il l’est mais sur le moment c’est un remplacement pour jouer l’attaque qui a été fait. Pas pour jouer à 8 derrière. Veymerange a la réputation de tout mettre derrière sur l’impulsion de son coach. Vous avez une nouvelle fois sa réponse. C’est non! Bien sur qu’il dirige avec l’effectif du moment et son cœur. Vous me direz 2-0 ou 3-0, quelle différence ? Et bien la différence est dans l’état d’esprit du coach et de cette bande verte. Dans cette volonté de ne pas baisser les bras et de montrer que les verts ont du caractère. Pour revenir avec un point, il aura fallu de la solidarité. Beaucoup de solidarité, parce que chaque point comptera lorsque la fin de saison sera venue, ceux perdus bêtement et ceux arrachés. Celui-là comptera. Plus encore, il lance 2014 sur les rails de la solidarité. Ça pour moi, c’est le meilleur message du week-end. Avec en prime un « bénano » synonyme de victoire entonné chez nos concurrents du jour… pas au tableau d’affichage… non… mais dans la tête.

Bravo… A reproduire encore car le chemin du maintient est encore long.

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