La joie communicative des Veymerangeois, réduits à 10, après l'égalisation arrachée par Da Cunha. Photo CSVE
La joie communicative des Veymerangeois, réduits à 10, après l’égalisation arrachée par Da Cunha. Photo CSVE

SAINT-AVOLD – VEYMERANGE: 2-2. Après une petite pause hivernale, les Verts de Veymerange étaient de retour aujourd’hui sur les terrains lorrains pour leur première rencontre officielle de ce début d’année 2014. C’est donc un nouveau chapitre qui s’ouvrait ce jour sur la pelouse de Saint-Avold pour les hommes de Christophe Granveaux dans ce qui représente à l’heure actuelle leur seul et unique objectif, le maintien en division d’honneur.

Et pour atteindre cet objectif, il reste un total de 15 matchs de championnat (en comptant celui de Saint-Avold) aux Veymerangeois pour tenter de décrocher leur Graal et cette quête débutait donc par un déplacement périlleux sur la pelouse synthétique des Naboriens, actuels 9ème au classement. Par rapport à la gifle reçue la semaine passée au Buchel face à Uckange en amical, l’entraîneur Veymerangeois pouvait pour compter sur les retours conjugués dans le groupe de Berardi, Porzi, Steinmetz et Da Cunha mais déplorait les absences de Colantonio et Kiffert, blessés. Mais comme face à Uckange, les choses furent compliquées, voire très compliquées pour les visiteurs lors du premier acte. Plutôt moribonds dans le jeu, les Verts subissaient le jeu des locaux qui se montraient régulièrement dangereux devant la cage de Bersweiler. Dominateurs, les hommes de Sébastien Ferrand ne tardaient pas à concrétiser en ouvrant le score. Sur un bon travail couloir droit ponctué d’un centre en retrait diablement efficace, le n°10 Naborien Ouadah, esseulé au second poteau, n’avait plus qu’à pousser le cuir dans le but vide. Les choses se compliquaient encore un peu plus 10 minutes plus tard quand Peverini suppléait un Bersweiler battu en plongeant et boxant tel un gardien un tir Naborien qui filait plein cadre. La sanction était plus que logique pour le défenseur central Veymerangeois qui était expulsé, laissant ses coéquipiers à 10 avec un pénalty à venir. Le sacrifice de l’ancien Algrangeois n’était pas vain puisque Bersweiler détournait le pénalty permettant aux siens de rester momentanément dans la partie. Réduits à 10, les Verts repassaient à une défense à quatre plus conforme à leurs habitudes mais continuaient à subir les occasions des locaux. Seul Steinmetz, dont le tir avait frôlé le poteau gauche du portier rouge et blanc, était parvenu à inquiéter quelque peu le camp Naborien lors de ces 45 premières minutes.

Veymerange débutait le second acte avec plus de détermination et plus d’agressivité. Mieux en jambes bien que réduits à 10, ils allaient pourtant subir un nouveau coup du sort quand l’arbitre accordait à Saint-Avold le second pénalty de la partie pour une faute peu évidente de Bombino. Bersweiler ne pouvait rien cette fois-ci sur le contre-pied parfait de Babit. On ne donnait à ce moment là plus très cher de la peau des Veymerangeois d’autant plus que le 3-0 était très proche à plusieurs reprises mais Bersweiler, auteur de plusieurs sorties décisives dans les pieds des attaquants locaux, évitait l’alourdissement du score. Et les différents sauvetages du portier Veymerangeois allait donner des ailes aux Veymerangeois qui ne baissaient pas les bras, bien au contraire. Malgré un retard de deux buts, les visiteurs montraient un visage de plus en plus séduisants, d’autant plus que les joueurs de Ferrand commençaient à montrer quelques faiblesses. Relances hasardeuses et approximatives, changement d’aile qui finit en corner, les rouge et blanc avaient perdu la sérénité qui était la leur en première période. Et sur une passe vers l’arrière mal assurée du milieu de terrain Naborien, c’est Porzi, fraîchement entré en jeu, qui subtilisait le ballon avant de filer rapidement vers le but. L’attaquant Veymerangeois évitait le retour d’un défenseur, contournait le gardien et marquait dans le but vide. L’exploit était en marche. Alors qu’on entrait dans les arrêts de jeu, les Verts jouaient le tout pour le tout. Sur un coup-franc obtenu côté droit après une faute sur Falchi à la limite de la surface, le coup-franc tiré par Bombino était dans un premier temps renvoyé plein axe par la défense de Saint-Avold plein axe mais Da Cunha, en position idéale à l’extérieur de la surface, reprenait le cuir de volée et trompait le gardien maison d’une frappe puissante. Une égalisation somme toute pas imméritée pour les Veymerangeois qui auront eu le mérite d’y croire jusqu’au bout, même en infériorité numérique pendant plus d’une heure. Des Verts qui auront été très bons tactiquement en seconde période et chez qui on aura enfin retrouvé de la solidarité. De bonne augure avant la réception dimanche prochain de Pagny-sur Moselle !

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