Schiltigheim (maillot blanc) a mis d’entrée la pression sur Veymerange. Photo DNA
Schiltigheim (maillot blanc) a mis d’entrée la pression sur Veymerange. Photo DNA

Face à une équipe Alsacienne de Schiltigheim déterminée, les Lorrains n’ont jamais pu prendre l’ascendant.

Il y a dix années de cela, le Sporting Schiltigheim avait atteint les quarts de finale de la Coupe de France, une compétition qu’il aime particulièrement. Si le club entraîné par José Guerra n’a pas la certitude d’être encore présent à ce stade de la compétition cette année, il a confirmé, hier, qu’il présentait toujours un état d’esprit conquérant et irréprochable dans ces confrontations à élimination directe. Pour dire, le CS Veymerange n’aura jamais vu le jour dans ce septième tour à sens unique.

« On a affiché une maîtrise totale de la première à la dernière minute, indiquera à juste titre José Guerra. On n’a jamais été inquiété, c’est une très belle performance collective. » Les Verts, vêtus de blanc pour l’occasion, mettent d’entrée de jeu l’intensité nécessaire afin d’éviter toute mauvaise surprise. Lancé côté gauche, Huber tente sa chance dans un angle fermé. Le ballon termine sa course dans le petit filet… extérieur de Bersweiler (17e ).

Dix minutes plus tard, le centre de Gasser traverse toute la défense Lorraine et atterrit sur Erbs qui, au second poteau, tente sa chance en première intention. La sphère file nettement à côté du cadre (27e). De par ses appels et ses courses incessantes, l’ex-attaquant du FRH pèse beaucoup sur la défense adverse et va voir ses efforts récompensés à la 34e, quand il reprend victorieusement de la tête un coup franc signé Maisonneuve (1-0, 34e). Ouverture du score méritée tant les Schilikois font preuve de supériorité dans la possession et la conservation du ballon.

Veymerange ne se sera approché que trop rarement au goût de ses supporters de la cage gardée par Schneider. Quand elle a réussi à s’introduire dans le camp Schilikois, la formation lorraine a souvent fait preuve de maladresse, comme sur cette incursion de Marez ponctuée par une perte de balle trop rapide (41e).

C’est à dix minutes du terme, que le Sporting va se mettre définitivement à l’abri. Bierry récupère le ballon puis lance en profondeur Boukemia qui résiste à son vis-à-vis avant de tromper sereinement Bersweiler (2-0, 81e). D’une frappe détournée, l’omniprésent Chakrouni clôture la marque au bout du temps additionnel (3-0, 90e +3).

Christophe Granveaux, l’entraîneur de Veymerange, admettait que la victoire de Schiltigheim est « largement méritée. On a joué avec nos moyens mais on est tombé sur une équipe qui nous est nettement supérieure. » L’objectif de Veymerange sera maintenant de rebondir en championnat. « Je n’ai aucun doute sur notre récupération d’un point de vue mental mais c’est physiquement que j’ai davantage peur. » conclut le coach Lorrain.

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