Les Promotionnaires Joviciens ont réalisé un exploit (3-2), hier face à Veymerange (DHR) qui paraissait au-dessus de leurs moyens. Et pourtant…

Veymerange a eu d’emblée une occasion en or de tuer le suspense. Après trente secondes de jeu très exactement, quand Klopp décochait un missile sur un centre de Porzi, mais le ballon fusait au-delà de la transversale de Devillier. Les Mosellans prenaient totalement ce match à leur compte devant des locaux anesthésiés. Un simple feu de paille dans une première mi-temps de grande qualité, marquée par une prestation fabuleuse des hommes de Pascal Léonetti, soudain devenus souverains. Ainsi, Crainca trompait Bersweiler comme à la parade après un centre de Sidi-Mammar dévié par Treviglio (1-0, 5e).

Dès lors, l’ES Jœuf étouffait littéralement la formation de DHR et trouvait sa récompense sur un nouveau beau mouvement collectif conclu par Treviglio, sur un service de Crainca (2-0, 27e). Veymerange buvait le calice jusqu’à la lie dix minutes plus tard : la défense mosellane restait figée sur un coup-franc de Sidi-Mammar, ce qui profitait à Brazzale. Ce dernier s’infiltrait sur l’aile gauche et, d’un tir croisé, surprenait Bersweiler (37e). 3-0 pour l’équipe de Promotion, on croyait rêver.

Retour sur terre après le repos. L’équipe de Gérald Ghezzi, spécialiste émérite de la Coupe, croyait toujours en ses chances de qualification. Jœuf répliquait d’égal à égal et continuait d’attaquer. Une offensive avortée de Malki sur le flanc droit allait lui compliquer la vie. Sur le contre, un long ballon était bien exploité par Porzi qui trompait Devillier au ras du poteau (3-1, 62 e). Jœuf accusait le coup, d’autant que son expérimenté défenseur Laurent Théate sortait sur blessure (64e).

Veym’ continuait de presser, une domination sans partage. Coup franc de Da Cunha, délivré de l’aile gauche, et tête victorieuse de Tardivon (3-2, 75e). Version moderne de Fort Alamo, les Joviciens, carbonisés, livraient une farouche bataille autour de Simo-Kamgho et Schneider. Chaque action laissait entrevoir une égalisation de l’équipe de Ligue. Rien ne passait pourtant. Le jeune gardien Devillier, qui venait de sauver du pied une balle de but devant Porzi (85e), enchaînait, en quelques secondes, deux parades salvatrices sur sa ligne (90e+4) dans un interminable temps additionnel, éliminant Klopp et les Verts, pour le plus grand bonheur du stade Aldo-Platini.

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