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La Coupe de France réserve toujours des surprises. C’est sa magie. Mais cette fois-ci elle n’a pas eu lieu, la faute à une très bonne équipe de Schiltigheim. 3 à 0 le score est large, un peu trop, mais en coupe peu importe sa largeur, l’essentiel est de gagner.

Cette année la Coupe de France a ressemblé à un voyage par étape en Alsace-Lorraine pour nos Verts. Un voyage avec 5 étapes qui a fait escale à Homécourt, Frouard, Sarreguemines, Sarrebourg et finalement Schiltigheim comme terminus. Un voyage qui s’arrête au 7ème tour de cette Coupe qui a fait rêver les supporters de nos valeureux Veymerangeois. Ces mêmes supporters qui se sont toujours déplacés en nombre au gré de ces étapes pour les soutenir, avec comme bouquet final ce bus complet et la dorsale de l’équipe C qui était arrivée la veille pour remplir la cathédrale de Strasbourg de cierges et marquer ce lieu unique de son empreinte. Pour faire remarquer leur présence, ils ont livré sur la place de la cathédrale un live unique en son genre et très.. fleuri parce que « Et nous pendant ce temps là… ». Les cigognes s’en rappellent encore.

Mais toutes ces incantations hautes en couleur et ce soutient n’auront pas suffit à pousser nos joueurs vers les portes d’un nouvel exploit. Après un début de match équilibré entre les deux équipes, les locaux bénéficient d’un coup-franc excentré à la demie-heure de jeu. C’est le moment que choisissent les supporters verts situés de part et d’autre du stade pour entamer un « Aux armes » lancé par notre louable Gruppa Metz. Le premier couplet résonne avec force dans la tribune habitée par la voix de la C. Le champs est bien lancé mais il n’arrivera jamais à son terme. Au troisième couplet le ballon s’envole et est dévié par un local pour finir sa course au fond des filets. Rien à faire, juste à constater. Pendant toute cette première période, le côté gauche de Schiltigheim s’en est donné à cœur joie. Les commentaires de soutient du Kop vert sur le pourtour n’auront pas réussi à déstabiliser un très bon latéral gauche qui à l’image de son homologue Forbachois à droite nous aura causé bien des soucis. La mi-temps est atteinte sur ce score qui entretien encore l’espoir.

La seconde mi-temps est à nouveau équilibrée dans le premier quart d’heure même si Schiltigheim maîtrise toujours les débats. Les chutes à répétition de leur numéro 10 donnent un peu de spectacle en complément et quelques arrêts de jeu. A cette exception près, les débats sont faciles à arbitrer. Au fur et à mesure que le temps avance, la configuration de jeu Veymerangeoise devient de plus en plus offensive. Ceux qui critiquent souvent les schémas tactiques de coach Chris remarqueront que le schéma initié avec une pointe (devant une CFA2 s’il vous plait) a évolué avec deux offensifs puis trois au gré des changements et réorganisations du système de jeu. Il était difficile de faire mieux. A force de pousser, d’essayer de créer du jeu (en sautant parfois les lignes ce qui avait pour effet de faire briller les poitrines des deux centraux) et de se découvrir, est arrivé ce qui arrive souvent dans ce cas là, deux contres dans les 15 dernières minutes crucifient notre équipe. La messe est dite.

Finalement ce score est un peu lourd au regard de la dépense d’énergie réalisée pour être un digne représentant de DH dans cette compétition. Toutefois, en observant la maîtrise affichée des joueurs locaux, la victoire est logique. On a pu observer la différence de niveau de jeu entre une bonne CFA2 et nos promus en DH, le tout sous le sifflet assuré de l’arbitre de la rencontre.

Que retenir de ce dernier déplacement en Coupe de France, et de ce parcours ? Le plaisir pris par tous les acteurs de cette aventure qu’ils soient joueurs, dirigeants ou spectateurs. Le plaisir de voir dans le bus de supporters les différentes générations de joueurs du club (parfois très anciens) refaire les différentes épopées en coupe et en championnat. La venue de tous les joueurs devant le public Vert à l’issu de cette défaite pour le remercier de sa venue, avant de s’engouffrer dans la haie d’honneur faite par les joueurs tous de blanc vêtus. Le plaisir de voir portées haut nos valeurs de club devant des équipes hiérarchiquement supérieures, sans jamais démériter. Le plaisir de rencontrer des équipes que nous ne croisons jamais en dehors de cette coupe dans des infrastructures de très bonne qualité, à l’image de l’excellent terrain en pelouse naturelle sur lequel s’est déroulé cette dernière rencontre.

Alors pour tout cela… Merci à tous les joueurs dont les noms ont recouvert les diverses feuilles de match. Merci aux coachs pour avoir permis cette nouvelle aventure et écrit cette page de l’histoire du livre Vert (jamais avant le CSVE n’avait atteint ce stade de la compétition). Respect. Merci au Président pour les pizzas de coupe et la négociation des divers moyens de transport. Merci au public itinérant de tout âge qui a soutenu sans relâche les joueurs. Merci aux différents corps arbitraux qui ont permis la bonne tenue de toutes ces rencontres. Et comme une coupe en suit une autre… Rendez-vous très bientôt pour la Coupe de Lorraine avec son cortège de nouveaux exploits qu’on espère voir se dérouler plus souvent à domicile. Au fait cette année la finale se déroule au stade Marcel Picot à Nancy. Je ne sais pas vous, mais moi… je vote pour.

En un mot. Merci !