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C’est dans la joie et la bonne humeur qu’une centaine de footballeuses en herbe se sont affrontées ce samedi au stade de Veymerange. © Photo RL

Il y a quelques mois un tel événement n’aurait pas pu se jouer mais grâce à la mise en place de sections de foot pour les filles, un plateau s’est déroulé samedi matin à Veymerange et a réuni près de cent sportives de 6 à 9 ans, crampons aux pieds et dans la bonne humeur.

« Rien qu’en Moselle, nous comptons 51 équipes filles. Le phénomène prend de l’ampleur depuis le printemps c’est une bonne chose car la féminisation du foot est une des volontés de la Fédération », assure Sébastien Dany du District de Moselle.

Hier matin, au stade de Veymerange, elles étaient près d’une centaine à chausser les crampons à l’occasion d’un plateau 100 % féminin, réunissant 18 équipes, venues de Bousse, Fontoy, Algrange, Froidcul… Une première pour le club organisateur. Christophe Granveaux, l’entraîneur de la jeune équipe, créée en août dernier, a pu s’appuyer sur le soutien des joueurs seniors de Veymerange mais aussi sur la participation des parents. « Ce rendez-vous est avant tout éducatif. Il n’y a pas de classement. Elles jouent pour le plaisir. » Mais n’allez pas croire que pour les demoiselles, âgées de 6 à 9 ans, il n’y ait pas d’enjeu. « Ce sont les mêmes règles que pour les garçons, il y a les mêmes exigences lors des entraînements. Ce qui est incroyable c’est qu’entre filles, elles se révèlent et progressent vite. »

Sections prises d’assaut

Lors de rencontres de huit minutes, quatre contre quatre, les footballeuses en herbe ont affronté leurs adversaires, tapant dans le ballon et écoutant avec attention les arbitres et les coachs. Toutes se retrouveront le 5 novembre au stade Jeanne-d’Arc à Thionville pour la deuxième étape. « Tout au long de l’automne, cinq plateaux sont prévus puis les rencontres se dérouleront dans des salles », souligne Sébastien Dany.

Du côté de Veymerange, elles sont déjà 35 à participer aux entraînements du mercredi après-midi et il y a encore de la demande. « Je ne pensais pas que ça prendrait autant. Il y avait une attente. Maintenant, nous sommes obligés de freiner car il nous manque des créneaux mais aussi des éducateurs », regrette Christophe Granveaux. Qui a dit que les filles et le foot ça faisait deux ?

Découvrez ci-dessous l’album photo de la matinée:

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