Veymerange a manqué le doublé mais a toujours gardé la tête haute. Le champion de DHR aura été exemplaire. Photo RL
Veymerange a manqué le doublé mais a toujours gardé la tête haute. Le champion de DHR aura été exemplaire. Photo RL

Le champion de DHR a perdu la finale de la Coupe de Lorraine, hier, au terme d’une folle empoignade. Lunéville a eu raison de lui aux tirs au but.

Le dernier tir de Peverini, à côté, et les deux arrêts de Meyer sur les tentatives de Gourier et Berardi ont plongé Veymerange dans la consternation. En conclusion d’un festin de saison, le dessert est finalement amer.

Le doublé a échappé aux Mosellans sur une partie de loterie, une séance de tirs au but mieux négociée par Lunéville qui se console d’une descente en DH par un trophée qu’il avait déjà remporté en 2010. Pourtant, cette fameuse Coupe de Lorraine a longtemps circulé entre les deux camps avant de choisir ses heureux récipiendaires. Et de laisser des petits hommes verts s’effondrer sur le gazon maudit de Saint-Symphorien.

« On a fait un grand match et on a donné du spectacle mais on perd à quitte ou double, remarquait Romain Warnier. C’est dur. » Son entraîneur, Christophe Granveaux, promenait la même mine désolée après la remise des récompenses. Il pensait « aux quatre, cinq joueurs » non-convoqués pour cette finale. Il s’avouait aussi « déçu pour les garçons et pour le public » qui n’a jamais cessé de chanter son soutien à Veymerange. Naturellement, le technicien a « félicité Lunéville » mais ses premières préoccupations l’ont toujours ramené dans son vestiaire et à ses joueurs. « Je suis très fier, a-t-il insisté. Fier pour tout ce qu’ils ont montré cette saison. »

Les deux équipes ne se sont pas contentées d’entretenir le suspense hier. Elles ont offert une finale généreuse où les qualités techniques et l’expérience de Lunéville ont toujours croisé le cœur et la solidarité des Thionvillois.

Le champion de DHR fut d’ailleurs le premier à se signaler grâce à deux buts de renard de David Guildorf. L’attaquant a d’abord profité d’un tir dévié par la défense Meurthe-et-Mosellane pour exprimer son opportunisme dans la surface et ouvrir la marque au quart d’heure de jeu (1-0). Peu avant la mi-temps, il récidivait en jaillissant sur un centre de Gentit pour devancer le gardien et glisser une pichenette bienvenue (2-1, 43e). Las, ce groupe qui n’avait jamais encaissé trois buts cette saison a également cédé sous les atouts de son adversaire: « On les attendait sur coups de pied arrêtés, confirme Granveaux. Lunéville est revenu deux fois par là. »

« C’était spécial »

Les Meurthe-et-Mosellans ont en effet trouvé les réponses aux problèmes posés par les Veymerangeois. Dugrillon, auteur d’un doublé lui aussi, a d’abord trompé Bersweiler en trouvant une merveille d’angle dans une position très excentrée (1-1, 37e), avant de glisser son crâne sur un corner d’Anthony Goncalves (2-2, 56e). Bezon a ensuite offert le seul avantage Lunévillois de cette partie en plaçant une tête puissante sur un nouveau corner (2-3, 73e).

La finale semblait alors basculer mais les tripes Mosellanes ont encore parlé. Porzi, en contre, a alors décalé Gourier, pour un centre dans la profondeur vers Marez, qui soulevait tout un stade en arrachant une prolongation inespérée (3-3, 88e).

La suite, c’est un supplément de jeu entre hommes fatigués, Kiffert qui sort en boitant avant de revenir défendre sur un pied et cette séance fatale qui a désigné Jimmy Meyer comme héros de la soirée. Veymerange a donc perdu « le bonus » cher à Romain Warnier mais ce dernier préférait retenir le formidable engouement populaire que son équipe a soulevé: « Jouer à Saint-Symphorien, c’était spécial, conclut-il. Malgré la défaite, les gens ont continué à nous applaudir. » Ces garçons n’ont pas tout perdu.

Photos de la rencontre:

PARTAGER