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Le calme règne dans le minibus de retour. Pas de mots. Têtes des mauvais jours sur fond de commentaires du match Metz-Guingamp qui partage pour l’instant le même score que nos verts. Défaite 2-0 à Vandoeuvre. Score logique.

Le ciel était ensoleillé au départ de Veymerange en ce dimanche midi. De quoi ce dire qu’un bon dimanche se prépare après le déluge du samedi. Déluge qui aura souri quand même aux U13, U15 et U19 tous vainqueurs dans les confrontations amicales. Minibus et voitures chargées. Direction Vandoeuvre pour jouer sur le terrain synthétique nancéien. A l’arrivée dans le vestiaire, les joueurs sont attentifs aux consignes du coach. Explication du système de jeu et consignes diverses pour prendre ce match dans le bon sens. Tout le monde sait qu’il est nécessaire de le prendre dans le bon sens. Dés le commencement. Vandoeuvre est dernier mais vendra chèrement sa peau. Normal. L’échauffement se déroule avec application sur ce synthétique brossé de brins d’herbes en plastic court. Un peu glissant. Pour les deux équipes.

Dés l’entame de jeu, Veym se place dans le camp des verts du jour. Pour la première minute de jeu, Veym joue haut envoyant même le ballon dans les filets locaux alors que l’arbitre venait de siffler. Et c’est tout pour les 30 premières minutes de jeu. Apathiques. Endormis. Battus dans l’engagement. Veym glisse dangereusement vers son but. A la tombée des ballons, du vert. Au deuxième ballon, du vert. Sauf qu’aujourd’hui Veym joue en gris, pas en vert. Moralité, sur un ballon mal dégagé consécutif à un corner, Vandoeuvre inscrit son premier but et juste après un second sur un ballon en profondeur. Pourtant illustré par coach Gaëtan lors de la causerie. Cela aura quand même le mérite de réveiller un peu Veym peu présent au duel. Les 15 dernières minutes de la première mi-temps seront à l’avantage de nos joueurs avec un but inscrit, étrangement refusé pour hors-jeu.

A la mi-temps, le discours est clair et précis. Il faut de l’envie. Il faut vouloir se battre. Il faut s’engager. Les têtes sont graves mais rien n’est perdu à l’image de la rencontre de Jarville. Les cadres haussent le ton. Celui de la révolte. Dés le début de la seconde mi-temps, Veym pousse. Encore et encore. Cependant notre attaque reste muette. Quand ca ne veut pas, ça ne veut pas. Toutes les tentatives échouent de peu à côté quand nos joueurs ne se télescopent pas. Puis comme contre Epinal, un peu de précipitation gâche quelques attaques. Les dernières 20 minutes sont totalement débridées et le jeu passe d’un but à l’autre. Chaque équipe se trouve pratiquement en situation de but sur chaque action. Veym peut revenir et Vandoeuvre assuré un ko définitif. Veym se jette à l’assaut du but local, en faisant entrer deux offensifs en plus sur le terrain. Mais rien n’y fera. Vandoeuvre aura joué 90 minutes avec son cœur et ses tripes, Veym seulement 60. Insuffisant. Vandoeuvre mérite ses 3 points.

Dans le vestiaire le silence est le seul bruit qu’on peut entendre. Vexation. Rébellion intérieure. Normal vu la prestation du jour. Pas de péril mais un sentiment de match inabouti. Manque de communication sur le terrain mais le vestiaire est conforme à celui d’une DH. Respectueux et réaliste. Chacun est conscient de sa prestation. 3 entraînements puis ce sera Magny. Présence obligatoire pour se remettre dans le bon sens.

En même temps que ce match se déroulait la finale de secteur Futsal pour laquelle nos U11 s’étaient qualifiés aux Arènes de Metz. Belle prestation de nos jeunes autour d’une très belle fête du football. Premier ex æquo avec le FC Thionville en poule. Beau souvenir. Les U11 poursuivent leurs belles prestations. La B c’est de son côté imposée 3-2.

Veymerange se profile dans le pare-brise du minibus. Les lumières des maisons des villages et des lampadaires brillent comme autant l’étoiles tombées au sol. Comme notre moral du moment. Metz perd 2-0 même après tous ses efforts. Comme nous, sauf que nos joueurs sont beaucoup moins payés et que nous assumons tous notre responsabilité du jour. Individuelle et collective. Pour autant, quelques têtes se sont déjà relevées depuis le départ de Vandoeuvre. Elles devront être bien haute dans une semaine contre Magny. Toutes, avec celle de nos supporters. Nous avons besoin de vous. Ensemble.

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