Veymerange veut croire en son étoile. Photo RL
Veymerange veut croire en son étoile. Photo RL

Champion de DHR, les Verts Thionvillois défient, à Saint-Symphorien, Lunéville, une équipe reléguée de CFA 2, souvent appelée en finale mais rarement élue.

Chez les Verts, c’est actuellement l’euphorie. Ici, certains ne se souviennent même plus de la dernière défaite, tant les succès se sont enchaînés en championnat comme en Coupe. En fait, Veymerange est invaincu depuis le 7 avril et un dérapage à Soucht (1-0), un jour où l’équipe était amputée de ses forces vives. Avant cela, il faut remonter au début de la saison pour voir les Verts piquer du nez. « On a commencé avec un point en cinq journées, rappelle Christophe Granveaux. On a marqué notre premier but face à Trémery, à la sixième journée. De là, tout est parti ». Et le parcours de Veym’ a alors été rectiligne.

Un coffre-fort

Gérald Ghezzi est venu rejoindre Christophe Granveaux et Daniel Poulet pour former un trio original à succès. « A trois, on est plus fort et aussi plus intelligent », dit l’instit d’Elange. La force de Veymerange ? Son bloc défensif et le sens tactique de Granveaux, l’ex-libéro de l’équipe. Les Verts défendent à onze en permanence. Ils possèdent en Bersweiler un gardien tranquille, choisi aujourd’hui par l’équipe de Lorraine, une charnière d’1,90 m monstrueuse en l’air et des joueurs disciplinés en marquage, comme Gentit ou Kiffert. Veym’, c’est donc d’abord un coffre-fort qui n’a encaissé que 14 buts en championnat.
Pas étonnant qu’Amnéville n’ait pu, en quart de finale, percer le trésor (0-0), pas surprenant que Villerupt et son attaque prolifique se soit cassé les dents (0-0) sur le mur vert.
En maître tacticien, Granveaux part du principe qu’il y aura toujours une occasion à saisir aux cheveux. A ce jeu, les Verts ont quelques atouts. D’abord les coups de pied arrêtés des gauchers Kiffert et Steinmetz. Ensuite, le jeu aérien des deux tours de contrôle de la défense, Tardivon et Berardi. Enfin, Veymerange brille en contre. Grâce à la vitesse de Porzi, le buteur (9 buts en championnat, 7 en Coupe), aux emballements de Guildorf l’électron libre, à Marez l’opportuniste et au sens du but de l’expérimenté Steinmetz (35 ans), souvent décisif dans les matches à enjeu.
En 2007, Veymerange avait été privé d’une finale méritée par Jarville, le futur vainqueur, aux tirs au but. En 2010, c’est Audun qui était venu dérober le sésame au Buchel, au nez et à la barbe des Verts avant de perdre la finale… face à Lunéville. Cette année, tout semble sourire aux Veymerangeois qui auront intérêt à se méfier des puncheurs d’en face, Anthony Goncalves et Dugrillon.

Le groupe: Bersweiler, Gentit, Bombino, Bérardi, Tardivon, Kiffert, Lauzière, Porzi, Da Cunha, Steinmetz, Guildorf – Gelebiowski, Warnier, Peverini, Cherfaoui ou Falchi, Marez.

Lunéville en habitué

Lunéville a bien du mal de se remettre de sa descente en CFA 2 après avoir passé la majeure partie de la saison hors de la zone rouge. « On est encore sous le choc de cette relégation, confirme Eric Braun, l’entraîneur local. C’est malheureux à dire avant un rendez-vous prestigieux comme une finale de Coupe de Lorraine mais c’est dur d’emmener les joueurs vers cet objectif. On sent qu’ils ont hâte que la saison se termine ».

Une lassitude renforcée par le fait que la finale de la Coupe de Lorraine a un peu perdu de sa magie pour les Lunévillois. Vainqueurs en 2010, finalistes malheureux en 2011 et même demi-finalistes en 2012, ils sont devenus les nouveaux spécialistes de l’épreuve au point d’en faire presque une banalité aujourd’hui.

Le groupe: Meyer, Voinson, Al. et An. Goncalves, Bezon, Chotin (?), Pileggi, Lebigre, Sekour (?), André, Dugrillon, Legrand, Caron, El Ayachi, Colin.

Veymerange – Lunéville
Ce soir (18 h) au Stade Saint-Symphorien

A. Z.

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