Guildorf mène la charge et fait passer le message : « On ne va pas visiter Saint-Symphorien. On y va pour gagner ». Photo RL
Guildorf mène la charge et fait passer le message : « On ne va pas visiter Saint-Symphorien. On y va pour gagner ». Photo RL

Une finale ne se perd pas. C’est un révélateur. Pour l’emporter face à l’une des meilleures équipes amateurs lorraines, les Verts de Granveaux devront faire encore plus que d’habitude. Et ensemble.

Tous les footballeurs vous le diront: « Une finale, ça se gagne ! ». Car il n’y a rien de plus horrible que de perdre ces matches-là. Tout à coup, le rêve s’écroule, les larmes coulent. On a tous vu ces images dans les étranges lucarnes. Et du plus haut niveau au plus modeste, ce sont les mêmes scènes de détresse. Même les arbres s’effondrent. Souvenez-vous de Basile Boli en 91.
Tout à l’heure, Veymerange va jouer sa finale. Celle qu’il a méritée pour l’ensemble d’une œuvre commencée il y a longtemps. Et la présence des Verts de Christophe Granveaux à Saint-Symphorien est loin d’être une anomalie. On rappellera que Veym’ est resté en 2007 à la porte d’une finale pour s’être fait éliminé en demie par Jarville (CFA2) aux tirs au but, que ces mêmes joueurs ont manqué la finale 2010 pour s’être montrés négligents lors de leur demie devant Audun (2-3). Aujourd’hui, ils obtiennent la récompense de leur ténacité, font fructifier une politique courageuse fondée sur la formation d’un groupe, l’élaboration d’une équipe bâtie sur d’autres valeurs que le seul argent.

Veym’ doit renverser une montagne pour signer un doublé historique. Pour le faire, il se souviendra des belles choses de la saison 2013.

Car le succès de Veymerange 2013, champion de DHR, finaliste de la Coupe de Lorraine, c’est le triomphe de l’amitié, la solidarité, l’intelligence. Les Verts d’aujourd’hui ressemblent aux Bleus Yussois d’hier, ceux qui avaient inscrit leur nom sur le socle de la grande épreuve régionale en 82, par exemple, en battant, à Hayange, 3-1 le CSO Amnéville ou ceux de 87 qui s’étaient imposés aux tirs au but aux dépens de Saulnes.

Veym’ va d’abord devoir vaincre le contexte, le cérémonial, l’environnement pour se refonder sur ses valeurs profondes. En face, Lunéville s’est trop souvent retrouvé dans cette circonstance pour être impressionné. Mais, portés par leur bonne étoile 2013, les Verts auront juste à penser à tous les obstacles qu’ils ont franchis ensemble pour sauter le dernier, ensemble. Ils ont des arguments: le gardien de l’équipe de Lorraine, capable de gagner le match à lui tout seul, une défense de fer, un jeu aérien impressionnant, des tireurs de coups francs patentés, des attaquants culottés mais surtout une volonté collective qui permet tous les exploits. On leur a demandé beaucoup, cette saison. On leur demande encore une fois de tout donner. Pour ne rien regretter.

A. Z.

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