Mathieu Kiffert, l’un des meilleurs Veymerangeois, s’est blessé aux adducteurs. Photo RL
Mathieu Kiffert, l’un des meilleurs Veymerangeois, s’est blessé aux adducteurs. Photo RL

Méconnaissables, les Veymerangeois ont laissé à l’APM Metz l’occasion de disputer une demi-finale de Coupe. Dommage !

« Visiblement, il n’y a plus d’essence dans le moteur ». Christophe Granveaux, l’entraîneur, le pressentait. Le quart de finale de Coupe de Lorraine perdu, dimanche, au Buchel, l’a confirmé. Veymerange est exsangue. Battus 0-3, les partenaires de Tardivon n’ont jamais été capables de suivre leur capitaine dans sa réaction d’orgueil et ont coulé. Comme jamais.

Pris de court en défense, Veym’ a été d’une insigne faiblesse au milieu du terrain, notamment dans le jeu de transition et seul Mathieu Kiffert a pu, grâce à sa puissance, faire un tant soit peu illusion. Mais le grand blond à la chaussure gauche s’est blessé aux adducteurs. Un signe.

Veymerange très faible en attaque semble payer aujourd’hui l’enchaînement de deux saisons exigeantes. Dimanche, face à l’APM, il avait fallu faire sans Marez, suspendu, sans Steinmetz et Bracco, blessés. Sur le terrain, les joueurs n’ont pas répondu. Peut-être pour la première fois. Repus ? Sans doute pas. Fatigués, physiquement et sans doute mentalement, plus certainement.

Forbach, Neuves-Maisons, Jarville, Epinal, St-A. et Verdun, étapes de la révolte

« On est mobilisé par le championnat. Je ne fais que le répéter: avec 22 points, nous ne sommes pas maintenus. On a revu ce que valait l’APM qui est derrière nous au classement. Il nous reste six matches à disputer. Pour moi, le maintien est à 28 et la prochaine équipe qui nous rend visite est Forbach, le leader ». Christophe Granveaux est légitimement inquiet. Dimanche, face à des Messins joueurs et talentueux à l’image de leur petit n°10 Di Rosa, beaucoup de joueurs à l’assurance tous risques sont passés à côté de leur match. Comme Gentit, Lénert ou Bombino et nous ne parlerons pas de ceux qui ont traversé la partie comme des ombres. Même Mike Bersweiler, le baromètre de la confiance des Verts, dont la responsabilité sur le deuxième but est partagée avec le libero Lénert, a relâché beaucoup de ballons.

Veymerange qui jouait enfin chez lui, s’est privé d’une fin de saison avec un gros dessert. Il lui reste six rencontres pour ne pas gâcher davantage tous les efforts entrepris depuis le début de la saison. Verts, l’ordinaire ne vous ressemble pas !

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