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On le sait et le redit « la deuxième année est la plus dure ». Ce furent les paroles de notre coach emblématique en fin de saison dernière lors du bilan de saison 2013-2014. Rien ne nous prédisposait pourtant à l’annonce faite cette semaine de son retrait pour le moment des terrains. Rien si ce n’est la passion et le soucis de bien faire. Rien si ce n’est la volonté de chercher l’excellence dans tous les domaines, y compris professionnel et privé.

Généralement un coach se met en retrait ou est mis en retrait lorsque les résultats ne sont pas satisfaisants. Plus rarement en pleine compétition lorsqu’ils sont au contraire très satisfaisants. Sauf à Veym’. Décidément notre club vert est vraiment atypique dans le paysage footballistique régional. Mais c’est ainsi. Et on respecte. Tous autant que nous sommes. En ce début de semaine, coach Chris est venu expliquer au Président ses motivations pour prendre du recul. Nous avons religieusement écouté avec coach Gégé. Rien à dire. Écouter. Comprendre. Respecter. Voilà, c’est ainsi. L’Homme avant tout.

Après avoir connu beaucoup de bonheurs dans des matchs au commande de la première, coach Chris a réussi le pari insensé d’emmener nos veymerangeois vers le plus haut niveau régional et de les y maintenir avec un modèle atypique : faire confiance aux jeunes, puiser dans les valeurs du club, assurer un équilibre entre les cadres et les jeunes renforts. Toujours y croire. Cela paraît trivial à lire mais croyez moi, il n’en est rien quand vous devez l’appliquer saisons après saisons. Quelques faits d’armes… cette merveilleuse finale de Coupe de Lorraine contre Lunéville, cette accession en DH, l’élimination d’une CFA2 en Coupe de France. Entre autres. De quoi être fier. Sans aucun doute et à juste titre.

Sourires, chants et accolades d’un côté. Travail, application, efforts de l’autre. Le tout avec un bon gros cocktail de pression. Vous obtenez une image assez précise du coach. J’ai écrit pression? Oui pression. Pression de la méthode pour être toujours appliqué à motiver et préparer les joueurs. Pression du résultat pour ne pas gâcher tous les efforts consentis afin de se maintenir à ce niveau. Pression de la rambarde car être coach c’est avant tout faire des choix et bien souvent ne pas être compris. Parfois même des joueurs. Pression personnelle de l’excellence quand on veut bien faire parce que c’est ainsi que vit un passionné. Pression de la presse qui joue de ses titres pour le plus grand plaisir de ses lecteurs et de son interprétation des faits. Combien de fois ai-je entendu « j’ai dit ca moi?! » en lisant journal. Alors parfois c’est un peu lourd à porter dans un hiver froid et humide où la nuit tombe vite. Parfois il faut aussi savoir identifier ses priorités de vie. Pour autant, le coach aura été indéfectiblement soutenu par son Président et le comité. Présider un club est une chose. Gérer une équipe une autre. Chacun son domaine et le Président s’est toujours attaché à bien séparer les deux. Il y avait de la tristesse dans les yeux du Prés cette semaine lors de cette annonce, pas que dans les siens d’ailleurs, mais il y avait aussi de la reconnaissance et du respect, et pas que dans les siens.

La mise en retrait d’un coach apprécié est toujours un moment un peu triste. Forcément. Toujours un pincement au coeur. D’autant plus lorsque celui-ci ne part pas ailleurs. Mais nous sommes tous convaincus que le coach reviendra trottiner bientôt au côté des lutins. Qu’il sera présent prêt de cette rambarde qu’il a si souvent eu dans le dos. Qu’il sera toujours là pour parler aux anciens et aux cadres. Qu’il suivra toujours les résultats de nos verts. De ses verts. Qu’il égaiera toujours le bord du stade de sa chevelure au vent. Enfin peut être un peu moins pour ce dernier point, mais qu’il y sera présent. Ca oui. C’est certain.

Alors coach… ce fut un honneur d’entraîner tes gardiens et ce fut aussi un honneur d’écrire tous ces weekends à tes côtés. Certes j’ai zappé le 3-4 de Jarville il y a 10 jours (cela étant que d’émotions) et la sortie de la B par Rombas en Coupe aux penaltys mais d’autres se sont chargés de commenter ces rencontres.

Alors je t’adresse un dernier clin d’œil. Pour toi. Et qui sait… un jour peut être… sûrement.

Au nom de tous… comité, joueurs, dirigeants, bénévoles, sympathisants, jeunes, moins jeunes, et j’en suis certain, de la plus grande majorité des coachs et joueurs de DH qui s’associent à moi…

Merci !

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