Lénert, libero des Verts et roi de la tactique. Photo RL
Lénert, libero des Verts et roi de la tactique. Photo RL

A 25 ans, le gamin de Metzervisse ne pense qu’à entraîner. Le voilà pourtant revenu sur le terrain pour driver la défense de Veymerange.

Lui, c’est déjà un pro du banc. A 25 ans, Lénert n’est revenu sur le terrain que par devoir. Lui, son truc, c’est le schéma de jeu, la tactique, l’entraînement.

Aujourd’hui, le p’tit gars de Buding, passionné de foot, s’apprête à signer, en juin prochain, un contrat avec le CS Veymerange.

Pourtant, avec ses 25 printemps, la mèche de sa génération, Guéguette pourrait, comme hier, se contenter d’être le libero éclairé de Metzervisse ou le capitaine des Verts de Veymerange.

Non, Lénert, formé dans de bonnes écoles du ballon rond, et au meilleur des niveaux, à Amnéville, puis Magny, veut plus. Educateur-animateur à Yutz dans un premier temps, il a voulu faire du foot sa passion, son métier. Alors, il a passé les diplômes, le Brevet d’Etat notamment, pour se donner les moyens d’avancer dans la carrière.

Et puis, il a tout mis en pratique. Une année joueur-entraîneur à Metzervisse en 1ère division. Une équipe qu’il a façonnée à son image. Une autre sur le banc où il s’était consigné « parce que, dit-il, les rôles de joueur et d’entraîneur sont inconciliables ». Guéguette voit beaucoup et retient beaucoup. Il est même allé regarder au-delà de sa frontière, en Sarre, à Reimsbach où il aurait pu évoluer dans l’équivalent de notre DH.

Il était passé par Veymerange et le poste de latéral droit où Abel Bouziouane l’avait installé en DHR. Il avait donné satisfaction et même disputé au côté de Christophe Granveaux une demi-finale de la Coupe de Lorraine perdue à domicile face à Audun 2-3. Alors forcément, demain, contre l’APM, il aimerait corriger le tir.

Revenu chez les Verts, à l’orée de la saison, en qualité d’adjoint de Christophe Granveaux, Lénert se démultiplie, concocte les séances avec le coach et lui sert de relais depuis janvier sur le terrain. « Il fallait remplacer Bérardi, touché au genou. Je l’ai relancé », dit Granveaux.

Et ça marche. Lénert a retrouvé le rythme. Le reste, c’est comme le vélo. Ça revient tout seul. Très sûr dans la lecture du jeu, Guéguette parle, replace, transmet. C’est comme si le gamin ne l’avait jamais été. Ah, aux dires de Granveaux, il aurait un défaut: son jeu de tête. Question de mèche, paraît-il !

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