Veymerange pourtant dominateur dans le jeu, a reproduit, à Mermoz, le même match qu’au Buchel, face aux Thionvillois. Et les Verts qui sont tombés sur un grand Gonzalez, ont trop gâché pour gagner.

C’est le foot, indique Michel Deza, l’entraîneur des Bleus. « Le match a basculé de notre côté sur une erreur de leur part bien exploitée ». Sans doute, le résultat logique d’un match qui ressembla en tout point au derby Veymerange-Thionville, aurait-il été un score nul et vierge. Mais les Verts ont trop gâché pour mériter de l’emporter. Et puis, Gonzalez, le gardien Yussois, était, dimanche, dans un grand jour. Ce succès qui n’a quand même pas été usurpé, fera le plus grand bien à des Bleus, actuellement privés de trop de joueurs essentiels. « Je ne m’enflamme pas, reprend Deza. On est en reconstruction dans tous les secteurs, notamment au milieu et devant. Ces trois points précieux valident les choix et le travail et montrent aux joueurs qui s’entraînent qu’ils sont dans le vrai ». Dimanche, pour cette première à domicile, les Bleus étaient privés de la charnière Deza-Junger, mais aussi de leur paire d’attaquants-buteurs Dobrowolski-Karolyi.

Qu’aura-t-on vu ? Un excellent gardien, protégé par un bloc défensif bien en place. La toute nouvelle paire de centraux Caron-Labate a été exemplaire ou presque. Sur les côtés, Letta, à droite, et Jandik, à gauche, auront été très présents, le premier se permettant même quelques plongées du meilleur effet. Et puis, la présence dans l’axe du milieu du capitaine Christophe Dann, fort dans l’impact, bon en l’air, intelligent dans la lecture du jeu, aura été capitale. Yutz a déjà un secteur en place.

Le reste est très perfectible. Et il faudra trouver des équilibres. Olivier Planel est indiscutable et va progresser, surtout quand il aura le soutien de Ouahtout et les appels en profondeur de Karolyi.

Yutz n’est donc pas perdu de vue. En revanche, le manque de réalisme de Veymerange inquiète. Dimanche, les Verts n’ont pas réussi à convertir une seule de leurs cinq belles occasions. Devant, c’est timide, fébrile et brouillon. Et manifestement, Reysz cherche ses marques. Dans le jeu, à l’image de Tardivon, leur capitaine, les Verts avaient de l’entrain. Ils ont, le plus souvent, joué dans le camp de l’adversaire. Mais le déchet est incommensurable. Daniel Poulet avait choisi de se passer de Steinmetz. Il aura peut-être le regret d’avoir oublié que le petit gaucher était le Vert le plus apte à cadrer les occasions. Toujours est-il que Veymerange part avec deux défaites, une élimination sur tapis vert en Coupe de France et la perspective d’avoir à recevoir prochainement Homécourt qui avance comme un ogre. Attention !

PARTAGER