Les deux équipes ont perdu la semaine dernière. Les Bleus n’avaient pas de force de frappe et ont lâché le match à Audun, les Verts, dominateurs dans le jeu, ont manqué de réalisme. Et demain ?

Bon, c’est déjà chaud. « La saison dernière, on a commencé par enchaîner des défaites qui ont hypothéqué le reste de l’exercice », dit Christophe Granveaux, l’entraîneur de Veymerange qui aimerait vite prendre quelques points. Le coach en chef sera absent, dimanche, à Mermoz, où l’équipe sera conduite par Daniel Poulet, son adjoint.

A Yutz, c’était dimanche dernier, au retour d’Audun-le-Tiche, la soupe à la grimace. « Nous n’avons pas existé », disait Michel Deza, qui s’inquiétait visiblement pour l’avenir. Déstabilisés par un penalty pas franchement évident, les Bleus n’ont jamais été capables d’inverser la tendance. Faute d’attaquants.

Actuellement, Yutz cherche son équilibre offensif. Si derrière, il y a abondance, avec les arrivées de Caron, un vrai guerrier, et de Labate ainsi que le retour d’Etienne Deza, qui, ce dimanche, pourrait faire son grand retour, au milieu, les départs de Maameri (Fameck) et J.-B. Planel (Luxembourg) ont enlevé aux Bleus leurs meilleures touches techniques. Quant aux attaquants, ils se sont évanouis. Abdiche, vrai petit Djorkaeff, habile dans la construction, adroit à la finition, manque véritablement, d’autant que Karolyi termine ses vacances et que Dobrowolski n’a pas encore repris. Du coup, Deza avait dû bricoler et Vedel comme le jeune Cardone n’ont pas répondu à son attente.

Prochainement, Yutz retrouvera son équilibre avec les retours des puncheurs et peut-être l’arrivée du Thionvillois Ouahtout, un n° 10 qui ferait du bien dans l’ordonnancement du jeu. Mais, pour l’heure, Yutz doit prendre son mal en patience et Deza se ronge les sangs.

A Veymerange, Granveaux et Poulet vont apporter du changement. Si l’équipe a été plutôt convaincante dans le jeu, en jouant haut, en tenant le ballon, en en privant les Thionvillois, si physiquement, les Verts ont paru un ton au-dessus, le manque de réalisme a été patent. Les coaches devraient faire confiance à Boudabi, l’ex-Thionvillois, dans le couloir droit, et faire rentrer Colantonio dans l’entre-jeu, ainsi que Porzi ou Falchi en attaque.

Dans un championnat de DHR qui s’annonce difficile voire cruel, Deza comme Granveaux savent qu’il est important de signer un premier succès. Et l’ex-Messin, le patron des Bleus depuis 14 ans, semble avoir compris, dès dimanche dernier, que l’exercice 2012/2013 ne serait pas simple. Raison de plus pur que le vent de la révolte souffle au plus tôt. Dès dimanche.

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