Rappelé depuis six matches, Christophe Granveaux est venu rassurer un collectif brillant qui s’était mis à déjouer. Aujourd’hui, les Verts de Veymerange sont candidats à la montée.

Un coup de téléphone a suffi. Il en avait envie. Depuis sept mois, il s’était mis en réserve de la République jouant pour le plaisir avec l’équipe C du club. A 35 ans, il pensait qu’il était temps de laisser la place aux jeunes. Et si les jeunes sur le pré gambadaient, ils se précipitaient souvent, sautaient les lignes, cédaient parfois à la fébrilité. Rien de catastrophique, mais le diable est dans les détails. Et Veym’ perdait des matches, concédait des buts, encaissait des cartons.
Un coup de téléphone a suffi. Et Granveaux est revenu. « Je ne suis pas Zorro. J’ai même éprouvé des difficultés à retrouver le rythme et le niveau, mais je ne cacherais pas que j’aime la compétition… ». Voilà, c’est dit. Comme on dira aussi qu’il n’aime pas tirer la couverture à lui. Alors, pourquoi ce rappel ? Parce que l’ancien a l’œil, lit parfaitement le jeu, calme les esprits, replace, recadre et relance au mieux. Au foot, tous les entraîneurs vous le diront, la première passe est capitale. On l’aura remarqué, la défense des Verts est avec 13 buts encaissés la meilleure du groupe. Un signe. Dimanche, l’équipe d’Abel Bouziouane est allée signer un onzième succès en quinze rencontres à Saulnes battu 0-3. « C’était moyen avant la pause, mais on les a fait courir et ils ont craqué après le repos », explique Granveaux, le libero. Klopp d’un tête sur un coup franc de Da Cunha, Steinmetz décrochant la toile d’araignée de la lucarne et Granveaux sur péno sont les buteurs de la journée. Une journée qui voit les Verts prendre le fauteuil du leader à Sorcy/Void battu à Villerupt. « Ne nous emballons pas, si nous venons de prendre 15 points en 6 matches, notre calendrier est des plus compliqués. Il reste sept matches avec notre match de retard à disputer dimanche prochain chez nous contre Mondelange. Nous devrons aller ensuite à Trémery, à Villerupt, recevoir Sorcy. Restons concentrés. Tout est à faire. Sorcy, Plantières, Trémery et Villerupt ont toujours des ambitions », dit le patron.

PARTAGER