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Un enseignant a écrit un jour dans le bulletin d’un de ses élèves.. « Élève en difficulté et qui est au fond du trou. Fait preuve d’optimisme… mais continue à creuser ». Il n’y a pas grand chose à dire en complément si ce n’est qu’avec une pelle en plus je pourrais aussi creuser avec eux.

Il y a 10 jours le Républicain Lorrain ventait mon optimisme. C’est aimable. Je pense d’ailleurs en avoir encore un peu en réserve. Si c’est vrai! Je vous promets que j’en ai encore un peu. Mais là ce soir pour être honnête avec vous, j’ai envie de le garder pour plus tard. Je vais essayer de ne pas l’utiliser dans cet œil.

4 à 0 avec un gamin de 17 ans qui se permet de marquer. Ce devait être un match pour laisser Amnéville derrière dans ce duel vert de fond de classement et au résultat… on se prends une claque. Car cela en est une. Ne se le cachons pas. Maintenant c’est nous qui sommes au fond. Et franchement… ça fait un peu mal à l’arbre avec les 2 dinosaures de l’écusson sur la poitrine.

Certes la B et la C s’en sortent brillamment ce week-end et se comportent bien dans leurs championnats respectifs, mais qu’ils m’en excusent, je n’ai pas le cœur à être joyeux.

Le week-end avait pourtant bien commencé avec 15 minutes de bonheur offert par les U13-2 qui ont déployé un très beau jeu ce samedi avant de finalement s’imposer 6-3 à Rosselange Vitry. Un bénano en prime dans le vestiaire. Ça réchauffe la plante et les deux antiquités préhistoriques des gosses qui chantent. Les U11 aussi avait pu entonner ce chant le matin. Mais pour cette soirée de samedi, c’est plus de la désolation qu’autre chose. Smaug était bien présent dans notre vestiaire face à cette équipe déchue à l’inter-saison.

Est-ce que c’est irrémédiable? Non. Certainement pas. Rien n’est irrémédiable. Le tout c’est de le vouloir et surtout de le prendre dans le bon sens. Bien sûr les indisponibilités liées à des cartons ou des blessures sont problématiques mais il n’y a pas que cela. L’absence de fond de jeu établi questionne même si les joueurs font l’effort de venir à l’entraînement avec plus d’assiduité qu’il y a quelques temps. Toutefois, je vais me permettre de donner un avis personnel. Cela n’arrive pas souvent mais au point ou nous en sommes. Quand on est en difficulté à ce point là le salut passe par 3 choses : le groupe, le physique et la connaissance des adversaires. Le reste.. c’est de l’intellectualisme sportif de comptoir.

Le groupe c’est la base de tout. Comme le dit Jonny Wilkinson dans les publicités du mondial de rugby… « on est rien sans l’esprit d’équipe ». Tout part de là. Le salut par de là. Le premier pas commence là. Quand on a pas d’esprit d’équipe, les poteaux deviennent carrés, les arbitres se trompent, les gardiens adverses brillent, on prends des buts stupides, les blessures s’accumulent… en gros, tout semble partir en vrille. La loi universelle de l’émmerdement maximum. Il faut retrouver cet esprit qui a si longtemps porté Veym. C’est fondamental. Pour cela il va falloir que les anciens remettent un peu le bleu de chauffe et aide le groupe à se resserrer. Fort. Et cela commence lundi.

Le physique. Lorsque le jeu à du mal à s’établir alors il faut avoir un cœur énorme, des jambes de feu et 3 poumons pour compenser ce modèle de jeu aux abonnés absents. Il faut s’engager, faire des kilomètres, se battre comme un chien, en vouloir plus que n’importe qui d’autre. Il faut avoir la rage. Il faut partir au combat. Match après match. Sans calculer. Sans s’économiser. Un bloc bas, une défense en béton pour arrêter d’avoir peur et de faire du un contre un en permanence derrière ou alors de concéder des penaltys à la chaîne. C’est le deuxième pas du salut.

Le troisième est plus du travail pour le coach. La connaissance des adversaires. Veym’ ne fait plus peur. C’est un fait. Pire. C’est la réalité. Même en PH. Quand j’entends il y a 3 semaines en arrière « je vais à Veym pour prendre 3 points » cela me révolte. J’aurais dû entendre « je vais à Veym’ pour prendre 1 point »… mais pas cela. Alors il faut avant tout neutraliser nos adversaires sur la base de leurs façons de jouer car nous sommes incapables d’imposer la notre. C’est comme ça pour le moment. C’est tout.

Bloc bas, défense resserrée, jeu adverse neutralisé, une grosse débauche d’énergie ensemble et ensuite on voit. Un vieux coach capillairement déficient a dit un jour « une équipe qui ne prends pas de but est une équipe qui ne perds pas ». Pléonasme sportif. Vérité du moment. J’avais pourtant écrit que je ne mettrais pas forcément de poudre d’optimisme dans cet article mais que voulez vous.. c’est plus fort que moi.. j’y tiens à ce maillot et à ces valeurs que je partage depuis 14 ans. Alors oui.. s’il vous plaît.. joueurs, coachs, dirigeants, comité… faites en sorte que la victoire puisse ressurgir et que les bénanos résonnent avant que nous ne revenions chez nous. Car on le sait tous, Guentrange ce n’est pas chez nous. C’est un intermède nécessaire.

Un grand homme de l’hémisphère sud a dit un jour « Si vous vous adressez à un homme dans une langue qu’il comprends, vous vous adressez à sa tête. Si vous vous adressez à lui dans sa langue, vous parlez à son cœur. » Mon seul souhait avec nos verts au travers de ces quelques paragraphes est de faire les deux. Pour eux. Pour nous. Avec le secret espoir d’y arriver.

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