Ils sont scolarisés dans un IME ou un CAT. Grâce à l’association Vivre ensemble la passion du foot, ils se retrouvent chaque lundi à Veymerange et tapent dans le ballon. Photo RL

Etre différents n’empêche pas les enfants des IME et CAT d’aimer le sport. Il y a un an, Rachid Chebbah, président de l’association Yrys, a eu l’idée de créer une section de foot adapté. Les entraînements ont débuté.

Ils ont le sourire aux lèvres. Crampons aux pieds et tee-shirt de leur joueur fétiche sur le dos, ils sont sept enfants, scolarisés dans un IME ou un CAT à avoir investi le terrain du stade de Veymerange. Objectif: leur permettre de pratiquer une activité sportive comme tout le monde.

Rachid Chebbah, président de l’association Yrys, basée sur Montigny, a eu cette idée il y a un an. « Mon fils Rémi est en CAT. Il a eu la chance de pouvoir jouer au foot. J’ai voulu permettre à d’autres jeunes de tenter cette aventure. »

Restait à trouver un club qui accepte de les accueillir. « Ça n’a pas été une mince affaire. J’en ai contacté beaucoup, pour certains, j’attends encore une réponse. » Finalement, c’est le club de Veymerange qui a été séduit par le projet. « Le président Marc Berardi m’a dit oui de suite. Son comité l’a suivi. »

Succès au rendez-vous

Le bonheur qui se lit sur les visages des enfants en dit long. « Ils sont ravis d’être là, de jouer ensemble. » Encadrés par Jérémy Walin, instituteur à l’IME de Guénange et footballeur, les jeunes font leurs premiers pas sur le terrain et les progrès sont déjà visibles.

Pour accompagner complètement ce concept de sport diversifié adapté, l’association a été rebaptisée Vivre ensemble la passion du foot et est en cours de transfert vers Thionville. « Dès la semaine prochaine, nous accueillerons des élèves de Volkrange. Nous aurons vingt-cinq enfants, filles et garçons. »

A raison d’un entraînement hebdomadaire le lundi de 17H à 18H30, les footballeurs en herbe participeront à des rencontres et côtoieront des jeunes valides. « Nous mettons l’accent sur la tolérance mais aussi sur l’épanouissement des jeunes, précise Josiane Chebbah, épouse du président. Ils sont euphoriques de se retrouver là. » Discipline, esprit d’équipe, coordination sont au cœur du concept. « Le sport c’est l’école de la vie. Ils sont là, ensemble et se défoulent. »

Forcément, pour permettre à la section d’exister, des fonds sont nécessaires. « Pour payer le transport, le matériel, nous avons besoin de sponsors », rappelle Rachid Chebbah. La motivation est là. L’envie de jouer aussi.

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