Les attaquants des Verts ont été peu en vue (à g.) - Match nul logique entre Steinmetz et Mahboubi (à d.). Photo RL
Les attaquants des Verts ont été peu en vue (à g.) – Match nul logique entre Steinmetz et Mahboubi (à d.). Photo RL

Si on ne s’est pas départagé entre Veymerange et Yutz dans un match crispé (0-0), on s’est lâché entre Thionville et Farébersviller (4-5). Mais aujourd’hui, les Bleu et Or sont avant-derniers au classement.

Imaginons qu’un Candide footballeur passe son dimanche à Thionville. On lui propose deux affiches. Indécis, il ira voir une mi-temps des deux rencontres. Il sortira de Jeanne-d’Arc ravi du spectacle qu’il aura vu. Neuf buts ! Et du jeu. Un match qui s’emballe, des actions, du suspense jusque dans les arrêts de jeu.

Au Buchel, il aura assisté à de l’engagement mais à un match tactique, tendu, crispé, fermé avec deux occasions de but en comptant large des deux côtés.

Si, à notre Candide qui, dans le foot, cherche avant tout le spectacle, on demande: quel est le match où s’affrontaient le leader et son dauphin ? Il répondra le premier. Manqué !

Le football est ainsi. Aujourd’hui, Thionville est 11e et avant-dernier avec 13 points pour 12 matches joués. Et Thionville inquiète plus que jamais. Avec sa défense portes ouvertes et son gardien bien peu rassurant ! Pourtant, les Bleu et Or de Pasqualetto, Sagrafena et Rondot ont, dimanche, produit du jeu. Et pas contre n’importe qui. Face au Far’ des Aoukachi, Lakbir, Ananicz et Kermaoui, des joueurs qui ont une patte et depuis dimanche, occupent, seuls, avec 24 points pour 12 matches joués, la tête du championnat. Qui peut dire que Chiarello, Hesse, Medri ou Verniani n’étaient pas au rendez-vous alors qu’ils ont été de tous les bons coups ? Mais c’est ainsi, Thionville, pour l’instant, n’y arrive pas.

Match après match, Thionville s’enfonce faute de bien défendre. Entre Veym’ et Yutz, on s’est regardé dans le blanc des yeux

Le sport est à l’image de la société: seul le réalisme compte. On l’a bien vu au Buchel, dans le derby vert-bleu, où Veymerange, en l’absence de Berardi défendait à trois dans l’axe quand ce n’était pas quatre et souvent à huit derrière. Veym’, c’est un coffre-fort qui n’a encaissé, en 11 rencontres, que 6 buts alors que Thionville en a pris 5 en 90 minutes. Enfin, 93 !

Yutz avait besoin de se rassurer et l’a fait. Se procurant deux occasions dans le jeu quand Veym’ obtenait les siennes sur des phases arrêtées et du jeu aérien. De ce match, on retiendra l’aspect tactique, l’engagement, celui d’un Gentit ou d’un Junger et la qualité technique d’un Amrani, le retour de Dobrowolski aussi qui a failli, sur la fin, faire la décision.

« Je suis mécontent des miens , concluait Christophe Granveaux, le coach des Verts, ils n’ont pas respecté les consignes offensives ! »

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