Premier de son groupe de DHR, Veymerange a l’intelligence de solliciter deux entraîneurs, Gérald Ghezzi mais aussi Christophe Granveaux, l’ex-libero qui a repris du service et sert de guide à la jeune génération.

« N’est-on pas meilleur à deux ? » C’est Gérald Ghezzi, l’entraîneur des Verts de Veymerange qui, amusé, pose la question. Et connaît la réponse. Car Ghezzi a souhaité s’adjoindre mieux qu’un adjoint, un double. Un fait rare dans le football. « Bien sûr, il faut s’entendre parfaitement, bien sûr, il faut que la confiance règne. Nous, on partage à 50 %. Lui, il est dans l’action, il coache, il dirige, il guide, il élève la voix et replace. En fait, ce qu’il faisait sur le terrain de son poste de défenseur. Il a de l’impact, il est encore dans le groupe. Moi, je prends de la distance, j’observe, je décrypte le jeu de l’adversaire, je me concentre sur certains aspects. Ça correspond bien à mes qualités, à mon caractère. Entre nous, pas de jalousie. Du travail, de l’efficacité ».

Et c’est Veymerange qui en profite. Pas étonnant que les Verts refassent parler d’eux. En Coupe de Lorraine, ils viennent de sortir Audun, dimanche dernier, sur son terrain. En championnat, ils viennent de repointer le nez à la fenêtre. Le leader, c’est Veym’. Et personne d’autre. Même si la position est fragile. Le tandem y est forcément pour quelque chose. Et ça allège la tâche de chacun. On a rarement vu un duo fonctionner à ce niveau dans le football. Dans le hand, c’est plus fréquent. Par le passé, on a le souvenir de quelques amitiés qui avaient fait parler : José Souto-Roméo Roncen à Thionville quand les Bleus et or évoluaient en D3. Et, en face, à Yutz, les copains mussipontains Eric Brusco-Alain Happe. Le premier était d’abord un entraîneur, le second, un coach de première. Il faut de l’humilité pour pratiquer le tandem et une bonne dose de souplesse. Granveaux est arrivé après un début de saison compliqué pour les Verts : « Souvenez-vous, on était dernier ou avant-dernier », rappelle le grand Vert. Et aujourd’hui que dit-il, l’homme d’action ? « Je ne vais pas faire mon Guy Roux, mais je vais redire qu’on joue le maintien. Pour aller voir au-dessus, il faut construire plus solidement et nous n’en sommes pas là. Nous, nous avons une équipe à remodeler, des jeunes à intégrer. Dans quelques années, on pourra envisager la montée mais pas pour redescendre de suite. Chez nous, c’est jeune, inexpérimenté, en phase de formation. On a une défense à stabiliser. On vient de rappeler Renaud Berardi (21 ans) et d’intégrer Kévin Gentit. On prépare aussi Chaussonnet ou Falchi. Aussi ne nous parlez pas d’accession quand on est dans la formation et la reconstruction ».

Granveaux avait déjà touché à l’entraînement et au coaching. A Rémeling. En fait, il a toujours été un peu l’architecte de l’équipe dans laquelle il jouait. Là, on retrouve l’enseignant sans le côté professoral.

Veymerange-Soucht, au Buchel, demain, à 15h.

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