Dominés dans le jeu par des Veymerangeois ambitieux mais inefficaces, les Thionvillois qui présentaient dix éléments nouveaux sur treize, ont fait preuve de solidarité et d’opportunisme pour l’emporter.

Il n’aurait pas reconnu beaucoup de ses petits, Georges Hermann, le grand dirigeant Thionvillois, décédé à la fin de la saison, mais il aurait été content de la minute de silence, même furtive, qui lui a été consacrée.

Il y avait beaucoup de monde sous le soleil pour assister à l’ouverture de la saison et à un derby qu’on n’attendait pas à ce niveau.

Qu’y aura-t-on vu ? De l’envie, côté Veymerangeois, de la solidarité, côté Thionvillois. A l’arrivée, un match nul aurait été sans doute logique, mais le football est ainsi fait que le match s’est joué sur un coup de dés: une opportunité manquée par le tandem Marez-Guildorf et sur le contre, un centre aveugle de Hesse exploité promptement par Batouche qui croisait à portée du but de Bersweiler. Le penalty qui aura clos le score, dans les arrêts de jeu, est à mettre à l’ordre des statistiques. Pour Thionville, qui n’aura, en première période, pas eu d’autres occasions à se mettre sous les crampons, c’est du 100 %. Pour Veymerange, l’heure de premiers regrets et d’une première grimace pour Christophe Granveaux: « J’ai le sentiment qu’on ne méritait pas de perdre ce match-là. Les garçons ont été au rendez-vous, moi, peut-être pas car je pense avoir fait des erreurs de composition d’équipe et de coaching ».

En fait, une fois de plus, les Verts auront péché par manque de réalisme. Veymerange a disposé de cinq ou six opportunités pour égaliser. Sur les sorties aériennes manquées de Burgraeve très en difficulté dans ce secteur, ou sur des occasions offertes à Guildorf, peu en veine, Porzi ou Steinmetz. A Thionville, encore loin du compte dans le jeu, on aura apprécié l’esprit de corps, l’axe défensif Tosolini-Aoutar et les éclairs de Batouche. A Veymerange, qui sut jouer haut, la détermination du collectif et les entrées juste après la pause de Klopp et Porzi qui relancèrent l’équipe.

« On savait que ce serait difficile, disait, à l’issue du match, Tosolini, le capitaine Thionvillois du jour, en l’absence de Dorian Libert, blessé au psoa. On a fait front. La préparation avait été délicate. On part à point. Avec trois points ». Thionville passera un nouveau test, un test des plus difficiles à Farébersviller, dimanche prochain. Quant à Veymerange, il ira affronter, à Mermoz, un Yutz quelque peu déplumé. De quoi rebondir ? Car il serait étonnant que les Verts tendent l’autre joue.

Les réactions:

Christophe Granveaux (entraîneur de Veymerange): « Nous avons été cueillis à froid en première période. Notre réaction était trop timide et nous avons vendangé trop de solutions. »

Stéphane Pasqualetto (entraîneur de Thionville): « La rencontre était très serrée. La chance nous a souri en première période sur notre seule occasion. Le pénalty restera anecdotique. »

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