Quelques minutes après la fin de la partie, Gentit et ses camarades fêtent le titre. Avec le peuple vert. Photos RL
Quelques minutes après la fin de la partie, Gentit et ses camarades fêtent le titre. Avec le peuple vert. Photos RL

Personne n’attendait les banlieusards Thionvillois à ce niveau. La meilleure équipe, celle de Christophe Granveaux, est allée au bout de ses intentions et de ses ambitions. Justement parce que c’est une équipe.

Veymerange va retrouver la Division d’Honneur, le plus haut niveau lorrain, exactement 20 ans après l’avoir quitté. C’était l’époque des Guth, Fiorina, Souman, Gastaldello, Otto. L’époque du président Romano. Ensuite, les Verts ont disparu des écrans et il a fallu descendre jusqu’en PPD pour mieux revenir.

Veym’ s’est refait dans la douleur. En famille. Avec des joueurs qui sont là depuis le début, les Steinmetz, Klopp, Guildorf. C’est d’ailleurs ce dernier, le Gavroche du Buchel, qui s’est payé le plaisir d’asseoir Burgraeve, le gardien Thionvillois, avant de conduire le ballon dans le but pour un break définitif puis de piquer des deux vers le peuple Vert prêt à fêter le titre. Tout un symbole.

C’est Abel Bouziouane qui aura eu la paternité de la remontée.

C’est lui qui aura fait l’équipe où Christophe Granveaux était le libéro et la courroie de transmission avant que Gérald Ghezzi ne vienne peaufiner l’affaire.

Veym’ aura joliment taquiné la Coupe de France, joué deux demi-finales de Coupe de Lorraine. Face à Jarville, devant Audun, avant de se redonner une troisième chance d’accéder à la finale, demain, en recevant Villerupt, le champion de PH, une équipe qui ressemble comme une sœur à celle d’Audun qui avait gagné au Buchel 2-3 le 26/05/2010.

Contre vents et marées, Veym’ écrit tranquillement son histoire. Avec sa philosophie. Et pour la première fois, Veym’ devance le Thionville FC

Aujourd’hui, Veymerange joue sur tous les tableaux les premiers rôles et ça n’est pas un hasard. Ici, règne l’esprit, l’équipe a une âme et un vrai schéma tactique. On l’a encore vu face à Thionville, dimanche (2-1). Privé de Berardi, la tour de défense qui reviendra face à Villerupt, Granveaux avait distribué autrement les missions de service, confiant Batouche à la sangsue Gentit, le meneur de jeu Hesse au cerbère Bombino, Kiffert s’occupant de Medri et Colantonio se sacrifiant pour monter la garde dans le couloir gauche.

Veymerange est une équipe solidaire. Une équipe, une vraie. Avec une équipe de coaches. Si Veym’ en est là, c’est grâce au travail de tous. A une façon de vivre le foot, sans beaucoup d’argent. Pour l’instant.

Dimanche, le maire a fait se rencontrer les deux présidents Thionvillois, Pascal Dine et Marc Berardi. Pour parler fusion ? Côté Veymerangeois, on doute aujourd’hui qu’il en soit question. Côté subventions, il faudra partager équitablement car, depuis dimanche, la donne a singulièrement changé.

Parcours de champion

Veymerange a joué 22 matches, en fait 23 puisque le match d’ouverture face à Thionville au Buchel, perdu 0-2, a été rejoué début février et gagné 3-0 !

Les Verts qui sont couronnés avec 44 points, ont remporté 13 victoires dont 6 à l’extérieur. Ils ont perdu 4 parties (à Yutz 1-0, à Forbach 1-0, à Soucht 1-0 et face à Fameck, au Buchel 0-1). Trois de ces défaites ont été concédées en début de championnat lors des cinq premiers matches. Au soir du 21 octobre 2012, Veym’ était dernier du groupe A avec un point pris contre Homécourt qui, alors, était leader avec 10 points.

Porzi avec 9 buts en championnat, 7 en Coupe de Lorraine est le meilleur buteur de son équipe devant Guildorf et Steinmetz, chacun 4 buts.

Christophe Granveaux aura utilisé 24 joueurs en équipe première pour 22 matches de championnat.

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