Après l'ouverture du score de Tardivon (au centre), les Veymerangeois n'auront pas su se mettre à l'abri malgré de multiples opportunités. Photo CSVE
Après l’ouverture du score de Tardivon (au centre), les Veymerangeois n’auront pas su se mettre à l’abri malgré de multiples opportunités. Photo CSVE

Veymerange comptait sur ce dernier match, à domicile, avant la trêve pour faire le break avec un adversaire direct et atteindre son objectif de 15 points. Raté ! Et pourtant, ce ne furent pas les occasions franches qui manquèrent dans un match des plus vivants. Mais, hier, l’efficacité n’était pas au rendez-vous pour les Verts.

On en veut pour preuve ces sept occasions vendangées en première mi-temps par Porzi (14e et 35e), Pisu (15e), Bracco (27e), Gourier (30e), Bombino (36e) et Gonzalez (37e) avant que, sur un superbe coup franc enveloppé par Kiffert, Tardivon ne mette enfin son équipe sur orbite. Veym’ jouait bien mais avait échappé au pire quand Niane touchait l’équerre du but de Bersweiler (29e) et dans les arrêts de jeu du premier acte, quand ce même Bersweiler empêchait Adama d’égaliser.

Au retour sur le terrain, Pisu manquait la balle du break (47e), imité malheureusement plus tard par Gourier (52e) et surtout Gonzalez, idéalement démarqué par Porzi (54e).

M. Royer oubliait ensuite de siffler, à l’heure de jeu, un penalty flagrant pour un fauchage de Pisu. Veym’ avait laissé passer sa chance d’autant que sous l’impulsion de Uhlrich et Mitew, Epinal renversait la tendance. Adama avait dribblé Bersweiler mais vu Gentit sauver sur la ligne (50e). Bersweiler voyait la barre le suppléer sur un coup franc d’Uhlrich (66e). L’entrée en jeu de Fournier changeait la donne. Et sur un long dégagement du gardien Balland, une passe en retrait de Tardivon pour Bersweiler était interceptée par Niane qui frustrait les Veymerangeois d’un succès mérité.

Le match:

Stade du Buchel. 100 spectateurs. Arbitre: M. Royer. Buts pour Veymerange: Tardivon (44e), pour Epinal: Niane (78e). Avertissements à Veymerange: Gentit (80e), à Epinal: Mitew (41e puis 90e), exclusion: Mitew (90e).

Les équipes:

VEYMERANGE: Bersweiler, Gentit, Bombino, Tardivon, Peverini, Bracco, Kiffert, Porzi, Gonzalez (Da Cunha, 65e), Pisu (Colantonio, 75e), Gourier.

EPINAL: Balland, Binaux, Guilcher, Diop, Gasse, Mitew, Gueye, Uhlrich, Adama (Fournier, 60e ), Mazaghrane (Bounoua, 63e), Niane (Pam, 85e).

Les réactions:

Christophe Granveaux (entraîneur de Veymerange): « Malheureusement, nous avons connu trop de déchet offensif pour espérer mieux. C’est dommage car c’était un match à notre portée. »

Jean-Pascal Singla (entraîneur d’Epinal): « Je suis content du résultat pour mes jeunes joueurs. Veymerange n’a pas su faire le break quand il en avait l’occasion. »

L’essentiel de la 12ème journée:

Série. Toutes les séries prennent fin, même les plus mauvaises. Blénod, qui restait sur onze défaites consécutives toutes compétitions confondues (si, si !), a enfin retrouvé la lumière. C’est l’APM Metz qui a joué, à son corps défendant, le rôle de victime expiatoire.

Vendanges tardives. Dans le milieu, on parle de « croqueurs ». Hier, Veymerange a vendangé dans les grandes largeurs ses occasions de but face à Épinal. Rien qu’en première période, le club mosellan a manqué l’immanquable à sept reprises. Dans ces conditions, le nul obtenu face à Épinal sent le bouchon.

Soufflante. Nul doute que Jérôme Savary a dû pousser un gros coup de gueule suite à la rencontre insipide livrée par les siens contre Neuves-Maisons. L’entraîneur de Magny attend rapidement une réaction d’orgueil de ses joueurs.

Jeu de mains. « Ne jamais s’arrêter de jouer tant que l’arbitre n’a pas sifflé ». Ce précepte n’a pas été respecté par les joueurs de Pagny. Affairés à réclamer une faute de main à l’arbitre, ils ont encaissé un but plein de malice des Forbachois. Le début de la fin pour une équipe qui n’avait pas encore, cette saison, connu le goût de la défaite.

Chef-d’œuvre. Une petite lucarne trouvée par El Farouqui aura suffi au bonheur d’Amnéville. Guère inquiétés par Saint-Avold, les Amnévillois ont géré tranquillement les débats. Du bel ouvrage.

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