Le 28 avril 2010, M.Kieffer et ses adjoints lançaient le quart de finale de la Coupe de Lorraine Veymerange-Thionville remporté par les locaux 2-0. Aujourd’hui, c’est en championnat que les deux formations Thionvilloises s’affrontent. Un moment historique. Photo RL

C’est la vraie rentrée pour les footballeurs. Celle du championnat. Et notre gros plan du jour est consacré au derby historique entre le CS Veymerange et Thionville FC qui vont évoluer, pour la première fois, au même niveau.

Demain, ce sera la rentrée des classes, la vraie, une semaine après un tour de Coupe qui aura été un tour de chauffe pour tous les footballeurs. Et à Thionville, on vivra un moment historique puisque, pour la première fois de son histoire récente, Thionville FC évoluera en DHR et verra sa suprématie menacée par l’un de ses quartiers.

Georges Hermann, le grand dirigeant du FCT, disparu à la fin de la saison dernière, n’aurait manqué ça pour aucun empire. Il serait bon de lui accorder une minute d’applaudissements ou de silence. Comme l’on voudra.

On repart donc sans Georges Hermann qui avait assisté dépité mais beau joueur comme toujours à la défaite de ses couleurs de cœur, le 28 avril 2010, entre les Verts banlieusards de Christophe Granveaux et les Bleu et Or d’Eric Brusco qui, à l’époque, en finissaient avec une saison de CFA 2 indigeste. Ce jour-là, les coéquipiers de Klopp, Steinmetz et Granveaux avaient donné la leçon à une équipe qui malgré Klein, Ettabet et Romero, avait perdu sa belle allure.

Le derby Thionvillo-Thionvillois lance donc une saison qui commence par un choc des cultures. D’un côté un club historique qui ne cesse de tomber de Charybde en Scylla et qui se perd avant de renaître de ses cendres de manière toujours éphémère. De l’autre, le club qui monte, petit à petit, sans faire de bruit, s’appuyant d’abord sur les fruits de sa formation après avoir un rien profité un temps, de celle des autres, de celle du FCT notamment. D’un côté, 200 000 € de budget, de l’autre, 90 000. Une belle différence. Pour un même niveau de jeu. Mais il est vrai, une histoire incomparable.

Depuis plusieurs saisons, le CSVE construit, progresse, ajoute, retranche et fait parler de lui en Coupe comme en championnat, s’appuyant sur ses cadres, renouvelant ses cadres. Bersweiler, Klopp, Steinmetz, Bombino et Da Cunha, comme Marez sont toujours là. Mais l’on voit poindre Berardi, Kiffert, Gentit et Chaussonnet. Falchi aussi. Granveaux a recruté malin avec Cherfaoui et Reysz, le buteur, Gourier, l’artiste. Il y a là une vraie filiation.

À Thionville, les joueurs passent trop souvent. On aurait aimé retrouver Klein, Ettabet et Romero. On n’a pas su les retenir. Thionville repart à neuf. Avec deux jeunes coaches, Stéphane Pasqualetto et Sébastien Sagrafena et une armada de nouveaux. Thionville qui voulait construire sur sa formation, alignera huit recrues avec Tosolini, Grosse, Aoutar, Batouche, Zywczyn, Gonzalez, Maziz et Biaudet. Le problème des Thionvillois, c’est qu’ils seront attendus partout. Ca commence demain.

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