Co-leaders du groupe B de DHR, les Veymerangeois ont endossé, une nouvelle fois, la panoplie d’un candidat crédible à la montée.

Longtemps dans la course la saison dernière, ils avaient finalement laissé Yutz s’envoler vers la Division d’honneur. Prétendant à la victoire en Coupe de Lorraine, ils avaient finalement laissé Audun en découdre avec Jarville en finale. Pour les Veymerangeois, la saison 2009-2010 s’est donc conjuguée au presque parfait. Elle aurait pu laisser des traces. Indélébiles, fatales. Il n’en est rien.
Certes, les hommes de Gérald Ghezzi ont trébuché face à Hagondange (0-2) et à Sarrebourg (1-0) en ouverture du championnat. Mais depuis, ils ont redressé la barre. Mieux, ils sont parvenus à maintenir le cap… Depuis le 24 octobre et un large succès face à Creutzwald (5-1). Dimanche, après avoir été privé de compétition plus de deux mois, Veymerange s’est imposé face à Montbronn (1-0) : un cinquième match sans défaite (4 victoires, 1 nul) qui propulse les Mosellans en tête du groupe A en compagnie de Creutzwald.

« Sans mercenaire »

« La série continue, se réjouit Gérald Ghezzi. Nous n’avons toutefois pas réalisé un match extraordinaire. Mais nous avons le mérite de marquer sur l’une de nos rares occasions et surtout, les garçons ont fait preuve d’une grosse solidité défensive. » La marque de fabrique des Mosellans. « Je prône un système avec une défense à cinq », reconnaît l’entraîneur Veymerangeois, pour qui le classement actuel de son équipe ne fait pas tourner la tête. « Ce n’est pas de la fausse modestie que de dire que nous ne visons pas plus que le maintien. De ce point de vue, rien n’est d’ailleurs encore fait. Le championnat est très, très serré. Cela dit, la montée serait une récompense magnifique. Mais ce n’est pas une obsession, d’autant qu’il faudrait mener une vaste réflexion pour savoir si nous avons vraiment les moyens d’évoluer en Division d’honneur. »

En attendant, Gérald Ghezzi peut s’appuyer sur un groupe stable, jeune, « sans mercenaire », et sur Christophe Granveaux, le fidèle, avec qui il partage désormais son banc d’entraîneur. « A trente-sept ans, il ne voulait plus jouer. Mais la complicité qu’il entretient avec les joueurs est une force supplémentaire pour le groupe. » Pour que la saison 2010-2011 se conjugue au plus que parfait…

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